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"Vive la Reine": Elizabeth II achève une triomphale visite d'Etat

La reine achève sa visite d'Etat de trois jours par une visite du marché aux fleurs de Paris rebaptisé "marché aux fleurs Reine Elizabeth II". A sa droite la maire de Paris Anne Hidalgo et à sa gauche François Hollande..

La reine achève sa visite d'Etat de trois jours par une visite du marché aux fleurs de Paris rebaptisé "marché aux fleurs Reine Elizabeth II". A sa droite la maire de Paris Anne Hidalgo et à sa gauche François Hollande.. - -

La souveraine britannique a achevé samedi matin sa cinquième visite d'Etat en France. C'est à en croire la souveraine qui s'est confié à François Hollande la "meilleure" qu'elle ait effectuée.

"Vive la Reine!" A deux pas de l'ancienne prison de la Conciergerie où fut emprisonnée Marie-Antoinette avant son exécution sous la Révolution française, un cri chaleureux accueille Elizabeth II sur le marché aux fleurs de Paris.

La souveraine britannique a achevé samedi matin sa cinquième visite d'Etat en France en ce lieu bucolique, sur l'île de la Cité, qu'elle avait découvert en 1948 et qui s'appellera désormais "marché aux fleurs Reine Elizabeth II".

Entre deux averses, et sous les applaudissements de plusieurs centaines de personnes, la reine, encadrée par la maire de Paris Anne Hidalgo et le président français François Hollande, a dévoilé la plaque portant cette inscription.

"On a coupé la tête de notre roi mais elle est notre reine par procuration", s'enthousiasme Aymeric Julanicks, un quadragénaire venu tout spécialement applaudir Elizabeth II.

Dans quelques semaines la célébration de la libération de Paris

Vêtue d'un tailleur rose pâle et coiffée d'un chapeau blanc orné d'un noeud de la même couleur, la reine écoute la maire de Paris, toute en blanc cassé, évoquer la "reconnaissance" des Parisiens envers sa personne et envers le peuple britannique pour leur rôle joué durant la seconde guerre mondiale.

"Dans quelques semaines nous célèbrerons la libération de Paris à laquelle les soldats britanniques ont pris une part extrêmement importante", rappelle Anne Hidalgo, au lendemain des célébrations du 70e anniversaire du Débarquement allié en Normandie.

Habituellement la France ne donne pas des noms de lieux à des personnes vivantes, mais la mairie de Paris a fait exception pour cette souveraine de 88 ans qui a toujours manifesté sa grande amitié pour la France, et qui n'aura sans doute plus l'occasion de revenir pour une visite d'Etat. Une initiative critiquée par une élue du Parti de gauche, Danielle Simonnet, alors que "Paris n'a pas encore honoré des figures de la Révolution française comme Robespierre".

France-Royaume-Uni: "une rivalité dans la bonne humeur"

La visite de la reine, pour laquelle la France a déployé tout son faste républicain, avait commencé jeudi. La souveraine a accompli sans faiblir un programme chargé qui comprenait une cérémonie devant la tombe du soldat inconnu sous l'arc de Triomphes, une réception à l'Elysée et une garden party à la résidence de l'ambassadeur du Royaume-Uni.

Vendredi, la souveraine britannique a participé à diverses célébrations sur les côtes de Normandie commémorant le Débarquement du 6 juin 1944. Elle était notamment à la cérémonie solennelle sur la plage d'Ouistreham, au côté de notamment de David Cameron, Barack Obama, Angela Merkel, Vladimir Poutine et du président ukrainien Petro Porochenko.

Vendredi soir, lors du dîner donné en son honneur à l'Elysée, François Hollande avait relevé que Français et Britanniques "sont comme des jumeaux, fascinés par leur ressemblance, farouchement attachés à leur différence, mais viscéralement unis lorsque l'essentiel est en cause".

Elizabeth II avait renchéri, soulignant que la Grande-Bretagne et la France sont liées "par ce mélange unique d'amitié, de rivalité dans la bonne humeur, ainsi que d'admiration". Avant de partir la reine à confié à François Holland qu'il s'agissait de la "meilleure" visite qu'elle ait effectuée en France.

D. N. avec AFP