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Daesh: les députés britanniques doivent s'exprimer sur des frappes en Irak

David Cameron a plaidé en faveur d'une intervention britannique, mercredi soir, à l'ONU (New York).

David Cameron a plaidé en faveur d'une intervention britannique, mercredi soir, à l'ONU (New York). - STILLWELL JOHN - POOL - AFP.

Londres a gardé un très mauvais souvenir de l'intervention en Irak en 2003. Mais cela influencera-t-il le vote des députés sur des frappes aériennes en Irak dans le cadre de l'offensive internationale qui vise l'État islamique ? Réponse aujourd'hui.

Les députés britanniques devraient autoriser vendredi le Premier ministre David Cameron à engager les forces britanniques dans une participation aux raids en Irak contre l'organisation jihadiste État islamique (EI). Les avions de la Royale Air Force se tiennent prêts depuis un mois.

En convoquant les députés en session extraordinaire pour voter sur une participation aux raids en Irak, David Cameron les a appelés à ne pas être "pétrifiés de peur" à l'idée de commettre la même erreur qu'en 2003, lorsqu'ils avaient approuvé l'engagement britannique dans la guerre en Irak, toujours très controversé.

Un engagement uniquement aérien

Le texte qui sera soumis au vote autorise "l'usage des frappes aériennes" dans le cadre d'un soutien requis par le gouvernement irakien et précise que Londres "ne déploiera aucun soldat britannique dans les zones de combat".

Bethany Haines, la fille de l'otage britannique David Haines décapité par l'EI, a apporté son soutien à la participation des forces britanniques dans une interview diffusée sur la chaîne de télévision ITV News: "L'EI doit être éradiqué."

Assécher les sources
de revenus de Daesh

Les États-Unis et leurs alliés arabes ont étendu leurs bombardements aux installations pétrolières contrôlées par l'EI en Syrie, tandis que la France a frappé jeudi les jihadistes en Irak, au lendemain de la décapitation d'un otage français.

L'objectif de la coalition est d'assécher la source principale de financement de ces jihadistes, qui vendent le pétrole en contrebande à des intermédiaires des pays voisins.

R. D. avec AFP