BFMTV

Pyongyang teste une bombe H: les inquiétants progrès du nucléaire nord-coréen

Alors que la Corée du Nord a revendiqué, ce dimanche, l'essai réussi d'une bombe H, la tension monte d'un cran dans la communauté internationale.

Jusqu'où ira Kim Jong-Un? La Corée du Nord a franchi une étape de plus dans sa menace nucléaire en revendiquant, ce dimanche, l'essai réussi d'une bombe à hydrogène. Cette dernière pourrait, par ailleurs, d'après Pyongyang, être placée sur un de leurs missiles à longue portée.

Cette nouvelle provocation intervient quelques jours après l'envoi d'un missile balistique au-dessus du Japon, mardi dernier. Le Premier ministre japonais a immédiatement condamné ce nouvel essai nucléaire de la part de son voisin nord-coréen. "Je réunis le conseil national de sécurité pour collecter les informations qui nous proviennent et les analyser", a indiqué Shinzo Abe.

Si le pays n'avait plus effectué d'essais nucléaires depuis le 9 septembre 2016, les tensions internationales était néanmoins très présentes ces derniers mois sur la question du nucléaire nord-coréen. Quelques jours après son investiture, Donald Trump, avait notamment affirmé que la Corée du Nord ne sera jamais en mesure de développer une "arme nucléaire capable d'atteindre le territoire américain". Le président américain a également menacé d'envoyer "le feu et la colère" sur la Corée du Nord.

"1000 fois plus puissant que Hiroshima"

Pour Juliette Morillot, historienne et spécialiste de la région, ce nouvel essai nucléaire vient d'ailleurs en réponse à ce que Kim Jong-Un considère comme une menace directe des États-Unis.

"C'est un énorme progrès franchi. En 1961, l'URSS a testé une bombe H. C'est 1000 fois plus puissant que Hiroshima qui était de 13 kilotonnes. Les précédents essais nord-coréens n'ont jamais excédé 10 kilotonnes. C'est une énorme annonce de la Corée du Nord", poursuit la spécialiste.

Un séisme de magnitude 6,3 détecté

La bombe H, également appelée bombe "thermonucléaire", est en effet beaucoup plus puissante que les traditionnelles bombes à fission nucléaire, aussi appelées bombes A. Son utilisation, annoncée par Pyongyang ce dimanche, a notamment déclenché un séisme d'une magnitude de 6,3 selon des agences géologiques chinoises.

Cette nouvelle provocation nord-coréenne a été condamnée par l'ensemble de la communauté internationale. Emmanuel Macron a appellé le Conseil de sécurité de l'ONU à réagir rapidement. Moscou, de son côté, a réclamé du calme afin de "s'abstenir de toute action qui conduirait à une nouvelle escalade".

Arthur Blanquet