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Tempête Harvey: Donald Trump est arrivé au Texas

Le couple présidentiel s'est rendu au Texas, à Corpus Christi, ce mardi avant de rejoindre Austin, plus au nord. Il s'agissait pour Donald Trump et son épouse de visiter un Texas ravagé par la tempête Harvey, qui a tué directement ou indirectement au moins dix personnes.

Ils étaient attendus. Le président des États-Unis et sa femme sont arrivés ce mardi à Corpus Christi, au Texas. Donald et Melania Trump devaient rencontrer des organisations d'aide aux victimes de la tempête Harvey qui a dévasté cet immense État du sud, et a fait au moins dix victimes jusqu'à présent.

"Nous vous aimons"

L'avion présidentiel Air Force One s'est posé en milieu de journée sur l'aéroport de cette ville portuaire située à quelque 350 km au sud-ouest de Houston, qui lutte contre des inondations sans précédent. Le couple présidentiel doit ensuite rejoindre la ville d'Austin, plus au nord.

Vêtu d'un blouson coup-vent, casquette blanche "USA" vissée sur le crâne, le président américain a brièvement salué à sa descente d'avion avant de s'engouffrer dans la limousine présidentielle qui l'attendait sur le tarmac. La "First Lady" a troqué les talons aiguilles qu'elle portait à son départ de Washington -et qui avaient suscité beaucoup de critiques- pour une paire de tennis blanche.

Lors d'un bref arrêt devant une caserne de pompiers de Corpus Christi, le président américain s'est emparé d'un micro avant de s'adresser à la foule: "Nous vous aimons, nous sommes ici pour nous occuper de vous!". "Quelle foule!", a-t-il ajouté de manière surprenante, comme s'il s'agissait d'un rassemblement politique. Si la plupart des personnes présentes étaient des soutiens, quelques voix discordantes se faisaient entendre: "Menteur, tricheur, raciste", pouvait-on lire sur l'une des pancartes brandies dans la foule.

"Personne n'a jamais vu quelque chose de semblable"

À Corpus Christi, le président américain a rencontré le gouverneur du Texas Greg Abbott ainsi que William "Brock" Long qui dirige l'Agence fédérale des situations d'urgence (FEMA).

"Personne n'a jamais vu quelque chose de semblable", a déclaré Trump depuis une cellule de crise.

"Dans cinq ou dix ans, on veut pouvoir entendre dire qu'on a agi comme il le fallait", a-t-il souhaité, en vantant l'esprit "d'équipe" régnant sur les opérations de sauvetage en cours. "On se félicitera mutuellement une fois que tout cela est derrière nous", a-t-il ajouté en direction de Greg Abbott.

Donald Trump veut revenir au Texas samedi

Dans le comté de Winnie, dans le sud-est du Texas, la pluie redoublait d'intensité ce mardi en milieu de journée et le niveau des eaux continuait à monter. Certains des sinistrés ont confié leur satisfaction de voir le président Trump se rendre dans leur État qui vote républicain. Darla Fitzgerald, une infirmière de 58 ans hébergée dans un centre d'accueil de la Croix-Rouge, explique:

"Nous sommes des fans de Trump. J'ai confiance dans le fait qu'il va s'occuper de nous, il l'a dit alors je suis sûre qu'il va le faire."

Houston, la métropole au coeur de la catastrophe, demeure sous la menace constante de la montée des eaux. Donald Trump a l'intention de revenir au Texas samedi, "dans une autre partie de l'État", a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders.

Une étape réussie pour Trump mais...

Jean-Bernard Cadier, correspondant de BFMTV à Washington, a tiré le bilan de la journée texane de Donald Trump:

"Il a plutôt réussi cette première étape car il est allé rapidement sur le terrain, contrairement à George W. Bush qui s’était contenté de survoler en avion les inondations de Katrina en 2005. Donald Trump est allé sur le terrain mais s’est pour le moment arrangé pour ne pas aller trop près des zones les plus touchées. Il n’est pas allé à Houston pour ne pas perturber les secours. L’essentiel était d’être là."

Cependant, selon le journaliste, tout n'était pas très au point dans la visite présidentielle: "Le message était un peu improvisé. Il a beaucoup félicité les secouristes et les autorités. Il n’a pas beaucoup parlé des victimes, pas beaucoup parlé des sinistrés." Certains détails se sont même révélés plus embarrassants. "Il y a eu aussi quelques faux pas de communication, par exemple, à Corpus Christi, il s’est félicité de la taille de la foule qui était venue l’écouter, comme si c’était important dans ce contexte", a noté Jean bernard Cadier, avant d'ajouter: "Et puis, il y a eu l’affaire des escarpins : son épouse, Melania Trump, avait pris l’avion avec des escarpins aux talons interminables, ce qui avait beaucoup ému les réseaux sociaux. Elle a finalement changé de chaussures dans l’avion et a mis des baskets."
J.P. et R.V. avec AFP