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Obama signe les décrets contre la violence par arme à feu

Barack Obama s'est montré très résolu : "On a l’obligation d’essayer, et je ferai ma part."

Barack Obama s'est montré très résolu : "On a l’obligation d’essayer, et je ferai ma part." - -

Barack Obama a précisé les principales mesures de son plan en 23 points pour lutter contre la violence par armes à feu. Sans surprise, l'interdiction des fusils d'assaut, des chargeurs haute-capacité et le contrôle des antécédents judiciaires sont au programme.

A l’issue d’un discours de vingt minutes, Barack Obama a signé les 23 décrets de son plan "de sens commun" visant à lutter contre les armes à feu, en présence de proches de victimes et d’enfants. Il a ainsi confirmé les annonces faites jusque-là et appelle le Congrès à agir pour ce qu'il présente comme une urgence absolue : "Nous ne pouvons plus retarder notre action."

Dans ce qu’il reconnaît être un "challenge compliqué", Barack Obama a annoncé trois mesures parmi les plus symboliques de son action contre la violence par arme à feu. Il souhaite, par exemple, que le passé criminel de chaque acheteur soit préalablement contrôlé : "Si vous voulez acheter une arme, vous devez montrer que vous n’en ferez pas usage. C’est la moindre des choses."

La deuxième mesure était également attendue, il s’agit de l’interdiction des chargeurs de grande capacité et la réintroduction de la loi contre les fusils d’assaut : "Ces armes n’ont qu’un but : envoyer le plus de balles le plus vite possible, et faire le plus de dégâts possible. Ces armes n’ont pas leur place dans un cinéma."

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"Faire tout ce que je peux pour que ces mesures deviennent réalité"

Enfin, Barack Obama veut mettre plus de policiers dans la rue. Il a longuement insisté sur le fait qu’il respecte le deuxième amendement de la Constitution américaine, qui autorise tout citoyen américain à posséder une arme : "Je respecte le droit pour les chasseurs, les sportifs, les collectionneurs et ceux qui veulent se protéger, de posséder une arme. Mais je pense qu’on peut respecter cet amendement tout en protégeant les citoyens."

Barack Obama a appelé les citoyens à interpeller leur représentant au Congrès : "Demandez leur s’ils voteront ces mesures de sens commun. S’ils disent non, demandez-leur pourquoi. Demandez leur s’il est plus important d’obtenir une bonne note du lobby des armes qui a financé sa campagne, ou s’il vaut mieux protéger les enfants."

Le président américain s’est montré prêt à "faire tout ce [qu’il] peux pour que ces mesures deviennent réalité". "On a l’obligation d’essayer, et je ferai ma part", a-t-il assuré.

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Olivier Laffargue