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Otages libérés: comment va la famille Moulin-Fournier?

Tanguy et Albane Moulin-Fournier et son frère Cyril à Yaoundé, après leur libération.

Tanguy et Albane Moulin-Fournier et son frère Cyril à Yaoundé, après leur libération. - -

Une semaine après leur retour sur le sol français, que sont devenus les otages français retenus près de soixante jours au Nigéria?

Il y a une semaine maintenant, les otages du Cameroun rentraient en France. Tanguy Moulin-Fournier, sa femme Albane, ses quatre garçons âgés de 5 à 12 ans et son frère Cyril ont été enlevés et retenus au Nigeria pendant deux mois par la secte islamiste Boko Haram.

Depuis leur atterrissage à l'aéroport d'Orly, près de Paris, la famille se repose en région parisienne, avec notamment les grands-parents paternels des enfants. Ils n’ont pas encore fixé la date de leur retour au Cameroun, où ils vivaient avant d'être pris en otage. Cyril, le frère de Tanguy, n'est lui non plus pas encore reparti à Barcelone, où il est expatrié.

Après soixante jours de captivité durant lesquels Albane a notamment perdu dix kilos, puis un tourbillon médiatique à leur retour, les Moulin-Fournier veulent reprendre une vie de famille ordinaire, et surtout récupérer leurs forces. Ils envisagent de partir quelques jours en vacances chez des amis avant de rentrer chez eux.

Les proches, qui ont souffert également durant leur captivité, reprennent eux aussi petit à petit le cours normal de leurs vies. Après plusieurs jours auprès de ses petits-enfants, Bernard Strifling, le père d’Albane a regagné ses vignes du Beaujolais, rejoint jeudi soir par son épouse Agnès.

Une rançon versée?

Vendredi, la chaîne de télévision i-Télé a affirmé qu'une rançon de sept millions de dollars avaient été versés, et que seize détenus du groupe islamiste Boko Aram avaient été libérés, pour obtenir le retour des Moulin-Fournier.

Une information démentie aussitôt par le Premier ministre et l'Elysée, puis par le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, dans un entretien accordé à Jeune Afrique à paraître dimanche. "Nous respectons la règle fixée par le président de la République: la France ne paie pas de rançon. Il faut bien comprendre que si l'on suit une autre logique, on expose davantage encore nos ressortissants".

Selon i-Télé, la rançon aurait versée soit grâce "aux fonds propres du président du Cameroun Paul Biya", soit par le groupe GDF-Suez, employeur de l'un des otages, Tanguy Moulin-Fournier.

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A. G. (sujet vidéo: Margaux De Frouville et Mélissa Collado)