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Centrafrique: revivez la journée du 5 décembre

Un conseil restreint de défense doit se tenir à 18h ce jeudi, autour de François Hollande, au sujet de l'intervention française en Centrafrique.

Un conseil restreint de défense doit se tenir à 18h ce jeudi, autour de François Hollande, au sujet de l'intervention française en Centrafrique. - -

L'ONU a approuvé ce jeudi une intervention armée en Centrafrique, où des affrontements à Bangui, la capitale, ont fait des dizaines de morts. Dans la soirée, François Hollande a annoncé une intervention française "immédiate".

Des tirs d'armes automatiques et des détonations plus lourdes ont été entendus à l'aube dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine, Bangui, avant de diminuer d'intensité trois heures plus tard. Selon nos informations, cet assaut a fait plusieurs morts et des dizaines de blessés et l'hôpital de la ville ne cesse d'accueillir de nouvelles victimes.

Dans l'après-midi, l'ONU a donné son feu vert à une intervention militaire française sur place, afin de mettre un terme au chaos qui ravage le pays. Une décision dont l'UE s'est félicitée. Fort de cette décision, François Hollande a annoncé dans la soirée une action militaire "immédiate" en Centrafrique, avec le doublement des effectifs français sur place dans les prochains jours.

>> Ce live est désormais clos, merci de l'avoir suivi. Retrouvez ici les principaux événements de la journée.

20h15 - Les premières réactions
Une telle intervention fait forcément réagir les différents responsables politiques. Parmi eux, l'ancienne ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, qui interrogée sur BFMTV, émet des doutes. "Ce que je crains, c'est que François Hollande n'entre dans une spirale. Est-ce que l'on va intervenir partout? Qu'est-ce que l'on va mettre en place? A-t-on les moyens de le faire alors qu'on baisse les crédits de la Défense, que les moyens militaires sont à bout?"

De son côté, Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, a communiqué son "soutien sans réserve" au président et au gouvernement, face à une situation de danger extrême pour la population centrafricaine.

19h30 - L'UE se félicite de la décision de l'ONU. L'Union européenne a salué jeudi le feu vert donné par le Conseil de sécurité de l'ONU à une intervention des forces africaines et françaises en Centrafrique, "pays qui vit une crise d'une ampleur inédite", et indiqué qu'elle réfléchissait aux moyens d'exprimer son soutien, "essentiellement d'ordre financier".

La représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a souligné que "cette résolution rappelle avec force l'engagement de la communauté internationale en faveur de ce pays, qui vit une crise d'une ampleur inédite. Le rétablissement de la sécurité et la protection des populations civiles sont indispensables."

19h20 - Hollande annonce une action militaire "immédiate" de la France en Centrafrique. S'exprimant lors d'une courte déclaration télévisée, il a annoncé que les effectifs militaires français sur place en Centrafrique, 650 actuellement, seront "doublés d'ici quelques jours pour ne pas dire quelques heures". "Le gouvernement fournira toutes les explications au Parlement dès la semaine prochaine".

18h58 - Le Conseil de défense vient de s'achever à l'Elysée. François Hollande devrait s'exprimer d'ici quelques instants.

18h41 - François Hollande fera une déclaration solennelle sur la Centrafrique, après le conseil de défense, annonce l'Elysée. Le chef de l'Etat s'exprimera à la télévision, a-t-on précisé de même source.

18h30 - Le conseil restreint de défense, convoqué et présidé par François Hollande, a débuté peu après 18h, à l'Elysée. Cette réunion est destinée à "faire le point de la situation sur le terrain" en Centrafrique après le vote à l'unanimité du Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution proposée par la France.

18h08 - Londres propose une "aide logistique limitée" à la France, annoncé le ministère de la Défense. "Le Royaume-Uni est en discussion avec la France pour apporter une aide logistique limitée", a déclaré un porte-parole du ministère.

18h06 - Le texte de la résolution française à l'ONU. Le texte, long de 14 pages, présente plusieurs entrées, parmi lesquelles la question du calendrier de l'intervention, ou encore celle de la transition démocratique.

>> Zoom sur les principaux points du texte

17h53 - "Les graves exactions qui ont eu lieu ce matin à Bangui rendent d'autant plus indispensable la résolution qui a été votée", a estimé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, quelques minutes avant de se rendre au conseil restreint de défense organisé à l'Elysée.

17h10 - Selon un nouveau bilan établi par l'agence Reuters, les violences à Bangui ont fait au moins 105 morts.

16h22 - A 18h, le président de la République François Hollande réunira à l'Elysée un conseil restreint de défense sur la Centrafrique, annonce l'Elysée. Ce conseil de défense réunira notamment le chef d'état major des armées, Edouard Guillaud, et les ministres Jean-Yves Le Drian (Défense), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Manuel Valls (Intérieur), autour du président Hollande.

16h15 - Feu vert de l'ONU pour une intervention. Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné, peu après 16 heures heure française, mandat aux forces françaises pour intervenir en République centrafricaine (RCA) afin de rétablir la sécurité, en appui à une force panafricaine.

Ce vote unanime des 15 membres du Conseil intervient alors que des violences meurtrières ont éclaté à Bangui, sous couvre-feu, et que 250 soldats français se sont déployés dans la capitale.

16h05 - Au siège des Nations unies, à New York, la séance du Conseil de sécurité visant à adopter la résolution française sur la Centrafrique, qui permet une intervention militaire sur place, vient de s'ouvrir.

15h50 - Près de 80 cadavres gisent dans une mosquée de Bangui et au bord de rues de la ville après les violences de la matinée, ont constaté des journalistes de l'AFP. A la mosquée du quartier PK5, dans le centre de la capitale, 54 cadavres sont alignés dans la salle de prière et la cour intérieure, portant des marques de blessures à l'arme blanche et par balles. Dans les rues voisines, les journalistes ont comptabilisé 25 cadavres abandonnés sur le bas coté.

15h15 - Pourquoi une intervention française? En attendant le vote de la résolution française à l'ONU, qui devrait avoir lieu dans les prochaines heures, BFMTV.com fait le point sur le rôle de la France en Centrafrique, sur les missions à venir pour les troupes françaises et sur le calendrier de cette nouvelle intervention en Afrique.

>> Centrafrique: quelle est la mission de la France?

14h30 - Selon nos informations, l'effectif total de 1.200 soldats français ne sera pas au complet sur place avant ce week-end. 600 à 700 militaires français sont d'ores et déjà présents à Bangui. Par ailleurs, la force africaine de 2900 soldats pourra intervenir dès le vote de la résolution à l’ONU.

14h28 - Vingt blessés dans un état grave, selon MSF. Interrogé par BFMTV, Thomas Curbillon, chargé de mission pour Médecins Sans Frontières à Bangui fait état, après les violences de ce jeudi matin dans la capitale centrafricaine, d'"une cinquantaine de blessés, parmi lesquels 20 sont dans un état grave". Il indique que "le personnel médical en place et le matériel [leur] a permis de gérer l'afflux des blessés", sauf "au niveau des urgences" du fait de "l'afflux" de personnes et de "bousculades".

14h25 - "On a dit aux Français de ne pas bouger". Sur BFMTV, Freddy Lemonier, représentant des Français de Banguy, fait le point sur la situation pour les ressortissants français dans la capitale centrafricaine: "on a dit aux Français de ne pas bouger, de rester chez eux". "Ce matin, un Français se sentait menacé, relate-t-il. Il m'a dit: 'ils essaient de venir'. J'ai appelé l'ambassade et l'armée française est allée le récupérer." Des tirs à l'aube ont fait plusieurs morts et des dizaines de blessés.

14h20 - Protéger les ressortissants français, une priorité. Vincent Desportes, général de division dans l'armée de terre, précise sur BFMTV les missions de l'armée française en Centrafrique: "D'abord, protéger les ressortissants, puis établir un plan de manoeuvre de manière que toutes les forces (française et africaines, ndr) puissent agir de manière coordonnée pour protéger les populations et arrêter les massacres."

14h15 - Réunion d'urgence au ministère de la Défense. Selon nos informations, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian écourte son déplacement à Toulon pour rejoindre Paris en milieu d'après-midi, pour participer à une réunion d'urgence des responsables militaires, qui doit se tenir au ministère dans l'après-midi.

13h42 - Face au chaos, des religieux centrafricains lancent un cri d'alarme. L'archevêque Dieudonné Nzapalainga, l'imam Oumar Kobine Layama et le pasteur protestant Nicolas Guérékoyanne-Gbangou ont décidé d'adresser une lettre à l'ONU, afin de convaincre et presser la communauté internationale d'intervenir sur place, alors que la Centrafrique s'enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos, rapporte Le Parisien, ce jeudi.

13h40 - Couvre-feu à Bangui. Le président Djotodia annonce l'extension du couvre-feu au sein de la capitale centrafricaine, de 18h à 6h du matin, contre 22h auparavant, face aux aux tirs et violences meurtrières qui ont éclaté avant l'aube.

13h30 - Le Front national "appuie et soutient" l'intervention française. Dans un communiqué publié ce jeudi, le parti estime que l'intervention militaire de la France, est "nécessaire d'un point de vue humanitaire", et "est conforme aux intérêts de la France dans la région". "Le Front national l'appuie et la soutient", ajoute le parti d'extrême droite avant de souligner une "réserve, notamment sur la question des moyens alloués aux armées françaises".

13h00 - Une vingtaine de ressortissants français ont été évacués d'urgence et placés par les forces françaises dans un point de regroupement sécurisé à Bangui, a indiqué l'armée française présente à Bangui à notre envoyé spécial sur place.

12h39 - Un peu plus de 250 militaires français déployés à Bangui. Le porte-parole de l'état-major des armées françaises, a indiqué qu'"un peu plus de 250 militaires" français ont d'ores et déjà été déployés, jeudi, à Bangui, pour assurer la sécurité des ressortissants français, après les heurts de ce matin. Pour l'heure, quelque 600 hommes ont été déployés à travers le pays.

12h20 - "Mon message est mon souhait, c'est de voir la paix revenir". Le président centrafricain, Michel Am-Nondokro Djotodia, a réagi, sur BFMTV, à la situation de chaos qui règne dans le pays, et à l'intervention française désormais imminente. Le chef de l'Etat a notamment indiqué que les assaillants de ce jeudi, à Bangui, sont "déjà repoussés", avant d'appeler "au calme". Selon lui, ces assaillants sont "des éléments de Bozizé", l'ancien président centrafricain, renversé le 24 mars 2013.

12h00 - Les affrontements de ce jeudi matin à Bangui ont fait au moins 23 morts et 64 blessés, selon l'agence Reuters.

11h55 - Le Quai d'Orsay met en place une cellule de crise. Selon nos informations, le ministère des Affaires étrangères met en place une cellule opérationnelle, une "task force", pour gérer la crise en Centrafrique. Des membres de cette cellule de crise du Quai d'Orsay se trouvent à Bangui pour aider les ressortissants français.

11h50 - Les rebelles préparent une "vengeance". Selon nos informations, après les violences de ce jeudi matin, d'anciens rebelles centrafricains ont indiqué prévoir "une vengeance".

11h45 - "La première mission des soldats français sera de protéger les ressortissants français et européens". Pierre Servent, expert en stratégie militaire, explique, sur BFMTV, que si la situation en Centrafrique "n'évolue pas vers le calme dans les heures qui viennent, les Français vont se trouver au milieu de combats entre des forces difficilement identifiables dans une ville à la configuration délicate".

"La première mission des soldats français sera de protéger les ressortissants français et européens qui se trouvent à Bangui. C'est une situation chaotique, très compliquée", précise-t-il.

11h40 - La Centrafrique appelle à une action rapide. Le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, appelé jeudi au déploiement des soldats français "immédiatement" après le vote de la résolution de l'ONU.

"Vu l'urgence, mon souhait est que l'intervention se fasse dans les meilleurs délais, immédiatement après la résolution", a déclaré le Premier ministre, qui se trouve à Paris pour le sommet de l'Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique.

10h45 - Les victimes affluent à l'hôpital de Bangui et l'équipe médicale et chirurgicale de Médecins Sans Frontières, dépêchée sur place, se retrouve débordée. Les tirs ont fait plusieurs morts, également emmenés à l'hôpital, où plusieurs corps gisent à même le sol. Aucun bilan précis n'est toutefois disponible dans l'immédiat.

10h30 - Des dizaines de blessés. Selon les informations de notre envoyé spécial sur place, les tirs de ce matin ont fait plusieurs dizaines de blessés, qui ont été emmenés à l'hôpital communautaire de Bangui depuis plusieurs quartiers de la ville. Certaines des victimes se trouvent dans un état grave. Plusieurs d'entre elles présentent des traces de coups de machette ou de tirs. Selon un reporter de France 2 présent sur place, des civils ont effectivement été tués à coups de machette.

Mon fixeur vient d'assister a l'assassinat de 3 civils a coups de machette dans le sud de Bangui. Représailles? #RCA #Centrafrique
— Nicolas Bertrand (@nicolabertran) 5 Décembre 2013

9h45 - Des tirs liés à des "infiltrations"? Selon un officier de la force africaine déjà présente en Centrafrique, les tirs ont commencé après que des ex-rebelles Séléka, intégrés dans les nouvelles forces de sécurité, eurent détecté des "infiltrations" de milices hostiles au régime près de l'aéroport.

9h35 - L'armée française se déploie sur le terrain. Selon nos informations, plusieurs dizaines de véhicules blindés de l'armée française se déploient dans le centre-ville de Bangui.

8h50 - Pour Laurent Fabius, "les choses vont aller très vite". Invité jeudi matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, le ministre des Affaires étrangères, a prédit que la résolution sur la Centrafrique sera adoptée à l'unanimité à l'ONU dans la journée de jeudi. "Cette 2e résolution autorise l'usage de la force. La France est autorisée à venir en appui, pour éviter les drames humanitaires épouvantables, pour retablir la sécurité, puis pour assurer une transition démocratique", a-t-il indiqué, précisant qu'un total de 1.200 militaires français vont être déployés sur le terrain.

8h00 - Le Conseil de sécurité de l'ONU doit adopter, dans la journée, un projet de résolution de la France pour mettre un terme à cet engrenage infernal de violences qui menace de plonger la Centrafrique dans une guerre civile. La résolution française autorise le recours à la force pour les troupes d'une opération comprenant des soldats africains et français.

7h00 - Des tirs d'armes automatiques et des détonations plus lourdes ont été entendus ce jeudi, à l'aube, dans la capitale centrafricaine, Bangui. Ces tirs d'origine inconnue ont débuté vers 05h30 (04h30 GMT) dans la zone du PK-12, dans le nord de la ville, puis se sont étendus à d'autres quartiers de Bangui, notamment non loin du centre-ville.

|||>> L'ESSENTIEL
• François Hollande a annoncé jeudi soir une action militaire "immédiate" de la France en Centrafrique

• L'ONU a donné son feu vert à une intervention militaire de la France

• Un total de 1.200 militaires français va être déployé dans le pays

Adrienne Sigel et avec notre envoyé spécial à Bangui François-Xavier Ménage