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Bormes-les-Mimosas: comment les habitants aident les vacanciers évacués

Une distribution de repas dans un centre d'accueil pour personnes évacuées à Bormes-les-Mimosas, dans le Var

Une distribution de repas dans un centre d'accueil pour personnes évacuées à Bormes-les-Mimosas, dans le Var - BFMTV

La solidarité s'organise dans les six centres d'accueil du Var qui prennent en charge les personnes évacuées en raison des incendies.

Solidarité dans le Var. Dans la nuit de mardi à mercredi, 12.000 personnes ont été évacuées en raison des incendies qui se sont déclarés à Bormes-les-Mimosas. Depuis, ces naufragés des feux sont accueillis dans six centres d'accueil qui ont été ouverts à Bormes-les-Mimosas, La Londe-les-Maures et Le Lavandou. Et y ont passé leur seconde nuit.

La générosité de particuliers

La Sécurité civile a acheminé 1500 lits de camp dans ces centres d'accueil. Si cela semble peu compte tenu du nombre de personnes à loger, la mairie a assuré mercredi soir avoir réussi à satisfaire toutes les demandes de logement, notamment grâce à des particuliers qui ont également proposé d'accueillir des personnes évacuées.

Dans les centres d'accueil, eau, nourriture et produits d'hygiène sont distribués. Là encore, la générosité des habitants de la région a permis de fournir aux évacués serviettes de toilette, savons, gels douche ou encore brosses à dents.

Une page sur Facebook regroupe par ailleurs toutes les initiatives de particuliers qui souhaitent apporter leur contribution. Certains proposent des jouets pour occuper les enfants, d'autres des vêtements ou encore d'accueillir les animaux de compagnie. Un autre site met également en contact les personnes qui offrent biens ou services avec les évacuées.

"Une telle solidarité, ça fait du bien"

La qualité de l'organisation de ces secours et de l'accueil a été saluée par les personnes évacuées qui se sont senties réconfortées par cette mobilisation.

"Ça secoue parce que, quand on voit une telle solidarité, ça fait du bien, ça réchauffe, a témoigné pour BFMTV une vacancière secourue. C'est vrai que c'est impressionnant cette solidarité bien organisée. C'est touchant."

Du soutien psychologique est également proposé. Car certains voyageurs ont été choqués par les incendies.

"Les enfants, hier soir au moment de l'endormissement, avaient des peurs autour des souvenirs de feu et du risque que le feu puisse arriver jusqu'ici, a indiqué à BFMTV Christine Nadeau, psychothérapeute à la protection civile. Il y a des besoins de mots que les parents, dans la même difficulté et angoissés, n'ont pas forcément."

"Il n'y a pas de raison que j'écourte mes vacances"

Si certains vacanciers ont décidé d'écourter leur séjour, d'autres, comme Alain, envisagent de poursuivre leurs vacances. Tout dépendra de ce qu'il retrouvera en rentrant au camping, a-t-il assuré à BFMTV. "S'il ne reste rien, je repars. Mais si le camping n'a rien eu, il n'y a pas de raison que j'écourte mes vacances."

Mais l'heure n'est pas encore de retourner au camping. Comme l'a rappelé ce jeudi la commune très touristique sur sa page Facebook: la réintégration n'est pas encore autorisée. "Les sites ne sont pas encore totalement sécurisés", précise la municipalité de Bormes-les-Mimosas, qui attend pour cela le feu vert des pompiers.

Le maire, François Arizzi, a cependant annoncé que la situation pourrait évoluer "favorablement" pour les personnes évacuées dans les prochaines heures. "La décision définitive sera prise avec un dernier vol d'hélicoptère à 14 heures."

Céline Hussonnois-Alaya