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Violences à Saint-Denis: échange tendu entre Valérie Pécresse et la mère d’une lycéenne en garde à vue

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Au lendemain des violences survenues dans trois lycées de Saint-Denis, au nord de Paris, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, s’est rendue sur place ce mercredi. À son arrivée, elle a été apostrophée par la mère d'une lycéenne retenue en garde à vue, qui lui a exprimé son indignation.

"Ma fille est en garde à vue depuis hier avec une cinquantaine d’autres enfants. J’aimerais bien qu’on fasse quelque chose pour elle et pour les autres", a lancé ce mercredi une mère de famille à Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui s’était rendue à Saint-Denis au lendemain des violences survenues dans trois lycées de la ville. "Certains parents n’ont même pas encore été informés que certains de leurs enfants sont en garde à vue".

"Ceux qui ont fait ça sont aussi des voyous"

"Ceux qui ont fait ça ne sont pas seulement des enfants. Ce sont aussi des voyous", lui a rétorqué Valérie Pécresse. "Et pour la première fois de l’histoire de ce lycée, les caillassages ont eu lieu à l’intérieur de l’établissement", a-t-elle poursuivi.

Les gardes à vue des 54 jeunes interpellés lors des échauffourées survenues mardi ont été prolongées ce mercredi. Les dégâts sont estimés à 70.000 euros, dont 35.000 pour le lycée Suger et l’autre moitié pour le lycée Bartholdi selon la présidente de région, qui a réclamé "une meilleure sécurisation des établissements".

Boris Courret