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Terrorisme: dans une lettre, Jawad Bendaoud s'en prend à ses juges

Jawad Bendaoud le jour de son arrestation, à Saint-Denis.

Jawad Bendaoud le jour de son arrestation, à Saint-Denis. - Capture BFMTV

Le logeur d'Abaaoud demande aux juges de le sortir de son isolement. Et clame à nouveau son innocence dans l'enquête sur les attentats du 13 novembre.

"Est-ce que vous allez imprimer ça dans vos cervelles?" écrit celui qui a logé Abdelhamid Abaaoud et ses complices à Saint-Denis. A l'isolement depuis son arrestation, Jawad Bendaoud, dont l'appartement avait servi de planque aux jihadistes du 13 novembre, apostrophe les juges d'instruction dans un virulent courrier où il continue de clamer son innocence.

"Rien à voir avec tout ça"

"Depuis ma sortie de prison (en septembre 2015, ndlr), je n'ai même pas préparé un repas et vous me parlez de préparer des attentats. Je n'ai rien à voir avec tout ça", martèle l'ancien petit caïd de Saint-Denis, dans sa lettre du 25 mars, dont l'AFP a eu connaissance.

Jawad Bendaoud, arrêté le 18 novembre et mis en examen six jours plus tard notamment pour "association de malfaiteurs criminelle en relation avec une entreprise terroriste", est depuis à l'isolement à la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis). L'homme de 29 ans, déjà condamné pour homicide involontaire en 2008, cherche à prouver son innocence.

"De la coke et du shit en quantité"

"J'ai vu Abaaoud moins de dix minutes vous croyez que je suis profiler pour savoir ce qu'il a fait avant d'arriver chez moi", écrit-il, rappelant avoir "consommé de la coke et du shit en quantité" ce jour-là. Quant aux explosifs, "la seule fois où j'en ai vu (...), c'est dans des films d'action".

"Je veux sortir de l'isolement. Je vais péter les plombs", conclut-il. "Mon client n'a à aucun moment adhéré ou été associé à un quelconque projet terroriste", a commenté à l'AFP l'une de ses avocates Me Marie-Pompei Cullin. Certaines charges contre lui sont tombées: un coup de téléphone qu'il a reçu de Belgique 10 jours avant les attentats s'est révélé sans rapport avec l'enquête.

la rédaction avec AFP