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Ronds-points: ces gilets jaunes déterminés à rester

Malgré les annonces d’Emmanuel Macron et le froid, de nombreux gilets jaunes entendent continuer leur occupation de ronds-points un peu partout en France.

À Château-Thierry dans l'Aisne, un rond-point est devenu un lieu d’échange et de convivialité et les gilets jaunes qui l’occupent depuis un mois veulent que ça dure. Ni les annonces du gouvernement, ni les demandes de Christophe Castaner, ni le froid et l’essoufflement du mouvement ne semblent pouvoir les faire partir.

"On a des gens qui étaient voisins qui ne se connaissaient pas et qui ici ont appris à se connaître. Le lien humain est de plus en plus coupé. Là on a tous recréé des liens. Il y a des amitiés et des affinités qui se sont créées", explique Nathalie, gilet jaune de Château-Thierry.

"Au moins une fois dans leur vie ils se sont sentis proche d’autres personnes et en communauté. Ils se sentent citoyens français parce qu’il y a d’autres citoyens français qui échangent avec eux", témoigne Mohamed, autre habitué du rond-point occupé par les gilets jaunes à Château-Thierry.

"On ne peut pas nous demander de partir"

Même son de cloche à Saint-Brieuc dans les Côtes-d'Armor où d’autres gilets jaunes comptent rester sur leur rond-point : "C’est important de rester pour le mouvement. C’est ici qu’on a les infos pour les futurs événements. On ne peut pas nous demander de partir. Ici on ne bloque personne, on ne bloque même pas les alentours", détaille Tristan.

Pour Corentin, leurs demandes seront utiles à tous : "Il y a une revendication principale, c’est le RIC, le référendum d’initiative citoyenne qui correspond à toute la population, gilets jaunes ou non. Cela impactera tout le monde, car on redonnera la voix au peuple par des référendums". Un souhait entendu par Edouard Philippe. Le Premier ministre a annoncé dimanche la tenue d'un débat sur le référendum d'initiative citoyenne.

Hugo Marseille, Emeline d’Harcourt, Guillaume Dussourt