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Retour de Leonarda: un recours examiné, ses soutiens mobilisés

Leonarda et sa famille au Kosovo, où ils se trouvent depuis octobre.

Leonarda et sa famille au Kosovo, où ils se trouvent depuis octobre. - -

Le tribunal administratif de Besançon examine mardi le recours de sa famille pour l'obtention d'un titre de séjour. Au Kosovo, Leonarda espère; en France, ses soutiens se mobilisent.

Revenir en France avec sa famille et reprendre ses études: Leonarda Dibrani garde ces espoirs, alors que le tribunal administratif de Besançon examine mardi matin le recours pour obtenir un titre de séjour formulé par les parents de cette collégienne rom kosovarde, expulsée en octobre après une sortie scolaire.

Mobilisation des associations

Au Kosovo, où elle a été renvoyée avec sa famille, l'adolescente se sent néanmoins oubliée. "Quand des journalistes sont venus ici, [des personnes du] ministère étaient là aussi. Mais quand tout le monde est parti, plus personne n'est venu. Ils ont dit qu'un professeur français devait venir, je ne l'ai jamais vu", dénonce Leonarda, jointe par BFMTV.

En France, les associations continuent néanmoins de se mobiliser pour la famille Dibrani. Le Réseau éducation sans frontière (RESF) espère notamment beaucoup de l'audience de mardi: "on continue d'exiger des autorités que si des enfants ou des mineurs sont concernés, ils puissent revenir reprendre leur scolarité", indique Richard Moyon, représentant de RESF.

"Reprendre sa place dans sa classe"

Les associations lycéennes, qui avaient appelé à des manifestations en novembre, n'ont pas non plus oublié Leonarda. "On demande qu'elle puisse revenir, qu'elle puisse reprendre sa place dans sa classe et qu'elle puisse poursuivre sa scolarité comme n'importe quel élève", indique Kalilou Sylla, responsable de l'organisation lycéenne UNL en Seine-Saint-Denis.

Pour la famille Dibrani, le parcours du combattant n'est néanmoins pas terminé. Si l'obligation de quitter le territoire est annulée, Leonarda et les siens pourront évidemment revenir sur le sol français. Mais à leur arrivée, ils devront entreprendre de nouvelles démarches de régularisation.

M. T. avec Fanny Regnault