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Juliette Méadel souhaite la démission du cardinal Barbarin

Juliette Méadel, ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'aide aux victimes est battue au premier tour des législatives.

Juliette Méadel, ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'aide aux victimes est battue au premier tour des législatives. - Stéphane de Sakutin - AFP

Le scandale de la pédophilie au sein de l'Eglise fait réagir une nouvelle fois au sein du gouvernement. Jeudi, la secrétaire d'Etat Juliette Méadel s'est indigné du comportement du cardinal Barbarin.

La secrétaire d'Etat de l'aide aux victimes Juliette Méadel a réagi jeudi matin au scandale qui touche le diocèse de Lyon. Interrogée sur Radio Classique et Paris Première sur la position du cardinal Barbarin, accusé d'avoir passé sous silence les actes pédophiles de prêtres de son diocèse, la membre du gouvernement s'est montrée très tranchée.

"Comment se fait-il qu'en 2016, alors même que dans toutes les institutions de la République, la lutte contre la pédophilie est mise en place et assumée, l'Eglise continue à traîner les pieds? Je trouve ça d'un point de vue éthique choquant, y compris du point de vue du christianisme", estime-t-elle.

Un comportement "pas très chrétien"

Le prélat doit-il quitter ses fonctions, avant même que la justice ne se prononce? Pour la secrétaire d'Etat, cela relève de l'évidence.

"Bien évidemment (qu'il doit démissionner, ndlr). Il devrait, en termes purement individuels, en tirer des conclusions importantes. Et certainement pas se cacher derrière des arguties juridiques", estime la secrétaire d'Etat. "Je trouve que ne pas être capable de demander pardon sans demander l'avis de son avocat, ce n'est pas très chrétien". 

Dans la semaine, Manuel Valls et Najat Vallaud-Belkacem se sont également exprimés sur le sujet. Le Premier ministre a demandé lundi au cardinal sur RMC de "prendre ses responsabilités", tandis que la ministre de l'Education a rappelé mercredi sur RTL sa fermeté à agir contre ce type d'actes. 

"Qu’il s’agisse de l’Eglise ou de l’école, la pédophilie est une affaire extrêmement grave, qui détruit des vies. Donc le principe, ce n’est pas le silence, c’est la transparence totale", avait lancé la ministre.

Alexandra Gonzalez