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Réforme des retraites: "on est encore loin d'un accord", estime Laurent Berger

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT à Paris le 7 janvier dernier.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT à Paris le 7 janvier dernier. - LIONEL BONAVENTURE / AFP

Alors que les organisations syndicales et patronales vont rencontrer Édouard Philippe vendredi, le secrétaire général de la CFDT a estimé qu'un accord était encore "loin" d'être trouvé.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé ce mercredi être "encore loin d'un accord" sur la réforme des retraites malgré un "signe d'ouverture" du gouvernement, qu'il a de nouveau invité à retirer "l'âge pivot de son projet". 

"On est encore loin d'un accord", a déclaré le patron de la centrale réformiste sur France Info. "Ce que je demande au gouvernement, c'est qu'on y arrive le plus vite possible, cela a assez duré", a-t-il ajouté, estimant que "la balle" était "dans le camp" de l'exécutif.

Berger favorable à une "conférence de financement" du système de retraites

La CFDT a bien reçu le "signe d'ouverture" envoyé ce mardi par le Premier ministre Edouard Philippe, favorable à son idée de "conférence de financement" du système de retraites, qui fera l'objet d'une réunion de cadrage vendredi à Matignon, a rappelé Laurent Berger. 

"On veut que soit lancée cette conférence de financement et qu'on soit clair sur les contours de ce qui sera sa responsabilité, mais cela n'a de sens que s'il y a un abandon, dans le projet de loi qui est présenté, de l'âge pivot", a-t-il redit.

La confiance "durement éprouvée"

La confiance "a durement été éprouvée", a estimé le leader de la CFDT, à la veille d'une 36e journée de grève dans les transports et d'une quatrième journée de mobilisation interprofessionnelle contre le futur "système universel" de retraite par points censé remplacé les 42 régimes existants.

"La seule question, dans un pays démocratique, c'est: est-ce qu'à un moment donné on se bat pour trouver des solutions à une sortie de crise où est-ce qu'on joue tous le pourrissement", s'est interrogé M. Berger. 

"Le gouvernement a une lourde responsabilité, il faut qu'il enlève l'âge pivot de son projet", a-t-il martelé au sujet de cette "ligne rouge" tracée de longue date par son syndicat, par ailleurs demandeur d'un régime universel. Sans quoi, "la CFDT continuera sa mobilisation" auprès des "citoyens", a-t-il prévenu.

Jeanne Bulant avec AFP