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Réforme des retraites: des tensions à Paris en fin de manifestation

Manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 9 janvier 2020

Manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 9 janvier 2020 - BERTRAND GUAY / AFP

À l'arrivée du cortège parisien contre la réforme des retraites place Saint-Augustin, de nombreuses tensions sont survenues entre policiers et manifestants.

Des tensions entre les forces de l'ordre et des manifestants ont émaillé ce jeudi la fin de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites, où les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes.

À l'arrivée place Saint-Augustin autour de 16h30, l'ambiance s'est soudain tendue en tête du cortège: les force de l'ordre ont répondu par des charges et des tirs de gaz lacrymogène à des jets de projectiles. 

Des manifestants ont ensuite cassé plusieurs vitrines de commerces et des abribus dans une rue menant à la place Saint-Augustin. La boutique d'une enseigne MAAF a également été vidée de son mobilier.

"On est plus fort que les lacrymos", "Grève Blocages manif sauvage", "Révolution Révolution Révolution" ont scandé les manifestants face aux policiers, qui tentaient d'évacuer la place alors que la nuit tombait.

Des tensions sont également apparues au niveau de la gare Saint-Lazare où le reste du cortège était bloqué.

27 interpellations à 19h30 

La préfecture de police annonce à BFMTV avoir procédé à 27 interpellations à Paris, à 19h30. Une heure plus tôt, elle indiquait sur son compte Twitter avoir déjà arrêté 24 personnes.

Lors de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites ce jeudi, 20 manifestants et 16 membres des forces de l'ordre ont été blessés. Ils ont été blessés aux abords de la place Saint-Augustin dans le 8e arrondissement, alors que le cortège était censé se disperser. 

Avant le départ du cortège parisien, le journaliste de Brut Rémy Buisine a été interpellé parce qu'il portait un masque à gaz, a-t-on appris de sources concordantes, action aussitôt dénoncée comme une entorse policière à la liberté de la presse.

Une source policière a indiqué que le masque du journaliste était équipé d'une cartouche et qu'il était de ce fait considéré comme un port d'arme prohibé. Des policiers ont demandé à Rémy Buisine son masque, ce qu'il a refusé, a ajouté cette source, précisant que le journaliste allait être conduit au commissariat, mais ne devrait pas être mis en garde à vue.

R.Ga avec AFP