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Ces fonctionnaires qui ne font pas grève

Une très forte mobilisation est attendue pour ces grèves contre la réforme des retraites. Mais certains ont tout de même décidé de travailler ce jour... Des enseignants notamment, qui témoignent de leur choix sur RMC.

Une très forte mobilisation est attendue pour ces grèves contre la réforme des retraites. Mais certains ont tout de même décidé de travailler ce jour... Des enseignants notamment, qui témoignent de leur choix sur RMC. - -

Les syndicats espèrent une mobilisation sans précédent ce mardi dans le cadre des grèves contre la réforme des retraites. Mais tout le monde ne compte pas faire grève, à l'instar de ces enseignants qui témoignent sur RMC.

Deux millions de personnes sont attendues par les syndicats dans la rue, ce mardi, pour protester contre la réforme des retraites, dont l’examen débute à l’Assemblée nationale.

On prévoit une forte mobilisation dans tous les secteurs. Dans l’Education nationale par exemple, sept instituteurs sur dix sont en grève ce mardi selon les chiffres du SNUIPP-FSU, principal syndicat de la profession.
Mais tout le monde ne fait pas grève. Par contrainte, ou par choix. Paroles d’enseignants, qui, ce mardi, travaillent.

« Perdre une journée de salaire pour ça, je n’en ai pas envie »

Charlotte s'occupe d'une classe de CM1 dans le 20ème arrondissement de Paris. Elle a choisit de ne pas faire grève, essentiellement pour des raisons financières : « Parce que je n’ai pas envie de perdre une journée de salaire. A faire une journée de grève, j’ai fait le calcul, je perds 60 euros. J’en ai déjà fait des grèves, on n’est même pas écouté, donc ça n’a aucun intérêt. Perdre une journée de salaire pour ça, je n’en ai pas envie. Après je trouve que faire une grève à la rentrée, ce n’est pas très judicieux. On vient de rentrer, de découvrir les enfants, on vient de commencer à travailler et on s’arrête. Je trouve que ce n’est pas très à propos. »

« A l’Education nationale, il y a une pensée unique »

Christine, également institutrice dans une école du 20ème arrondissement, a décidé de travailler ce mardi car elle estime que la réforme des retraites est juste : « Je ne suis pas sûre que ce soit la bonne solution d’être en grève. Je ne me sens pas assez concernée. Travailler 42 ans, ça ne me paraît pas catastrophique en ce qui me concerne. Autant je peux concevoir que pour certaines professions, deux années de plus c’est énorme ; autant pour nous, même si je souhaiterais m’arrêter plus tôt, ça me paraît relativement juste dans la mesure où on a tous fait des études. A l’Education nationale, il y a une pensée unique et quand on peut ne pas être dans cette pensée unique, ça me va. »

Bourdinandco - Avec Thomas Chupin