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Les pistes privilégiées par l'Elysée pour le déconfinement

Des annonces définitives devraient être faites en début de semaine prochaine par Jean Castex, le "Monsieur Déconfinement" du gouvernement.

Les Français devraient y voir un peu plus clair sur le déconfinement prévu à partir du 11 mai prochain. Alors qu'un plan plus détaillé devrait être annoncé mardi prochain par Jean Castex, l'Elysée à présenté ce jeudi plusieurs des pistes envisagées à ce stade, qui devraient être suivies afin d'organiser du mieux possible les semaines à venir.

Quelques minutes après la diffusion de ces informations, le palais présidentiel a toutefois précisé que ces pistes étaient encore susceptibles d'être modifiées dans les jours à venir. 

  • Un déconfinement nationalisé, avec des spécificités

Dans un premier temps, l'Elysée à levé le voile sur l'une des questions les plus épineuses du déconfinement: celui-ci ne sera sans doute pas régionalisé mais réalisé de manière nationale. En revanche, il a toutefois été précisé qu'une différenciation à l’intérieur des régions pourrait permettre d'adapter les mesures en fonction des spécificités locales. 

Dans le détail, les règles à suivre ne seront pas les mêmes dans les régions à forte densité de population et dans les zones plus rurales où la distanciation sociale est plus simple à mettre en oeuvre, par exemple.

Pour fixer ces mesures, le couple exécutif s’appuiera sur les conseils des préfets, présidents de régions, et maires. Ces derniers ont déjà pu échanger avec le président de la République ce jeudi matin lors d’un entretien qui a duré trois heures. 

  • Les déplacements inter-régions pas interdits 

En ce qui concerne les déplacements, l'Elysée a également précisé qu'ils ne seraient pas interdits entre régions, comme cela avait été envisagé, et évoqué, ces dernières heures.

En effet, le gouvernement avait, dans un premier temps, envisagé d'interdire les déplacements entre régions pour éviter que les populations des territoires plus touchés viennent infecter des régions jusque-là épargnées. Mais cette option est semble-t-il écartée.

  • Le retour à l'école sur la base du volontariat

Autre thème brûlant abordé, la réouverture des écoles à partir du 11 mai, comme Emmanuel Macron l'avait annoncée lors de sa dernière allocution télévisée. 

Si, à l'heure actuelle, le calendrier de rentrée reste à confirmer, l'Elysée envisage un retour qui ne serait pas obligatoire et se ferait sur la base du volontariat. La présidence de la République a évoqué cette disposition, qui concernerait les seuls élèves et pas les enseignants, lors d'un échange avec des maires et des élus locaux.

Mardi, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, avait annoncé un retour progressif "après une pré-rentrée pour les enseignants", pour les classes de grandes sections, de CP et de CM2 dès le 11 mai. Puis à partir du 18 mai, pour les classes de 5e, de 3e, de Première et de Terminale, et enfin le 25 mai pour tous. Le ministre avait précisé que ces éléments restaient "à stabiliser."

  • Le port du masque obligatoire dans les transports

Autre point chaud du déconfinement, les transports publics. Sur ce point, l'Elysée envisage une distanciation sociale obligatoire dans les transports, avec le port du masque dit "grand public". 

Une option voulue par plusieurs élus, dont la maire de Paris, Anne Hidalgo, et qui avait également été envisagée par le Premier ministre Édouard Philippe lors de sa conférence de presse de samedi passé. 

En revanche, il n'a pas encore été indiqué la durée de cette mesure, ni comment les contrevenants à cette obligation seront sanctionnés. Mais le port du masque, chirurgical comme celui "grand public" en tissu, a déjà démontré son efficacité selon plusieurs études scientifiques.

Hugo Septier