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Valls: "la réforme ferroviaire est indispensable"

Des centaines de manifestants contre la réforme ferroviaire, beaucoup plus selon eux, sur l'esplanade des Invalides mardi 17 juin.

Des centaines de manifestants contre la réforme ferroviaire, beaucoup plus selon eux, sur l'esplanade des Invalides mardi 17 juin. - -

Les syndicats CGT et SUD-Rail refusent de désarmer au septième jour de la grève des cheminots mardi, alors que les députés ont entamé l'examen de la réforme ferroviaire à l'origine du conflit.

Le conflit social à la SNCF et la grève qui va avec, s'éternise. Les syndicats CGT et SUD-Rail refusent de désarmer alors que les députés entament l'examen de la réforme ferroviaire à l'origine du conflit. Ce mardi est le septième jour consécutif de blocage. Des difficultés qui viennent gêner, malgré le dispositif "priorité exams" mis en place, le déroulement serein des épreuves écrites du baccalauréat et aussi entraver les déplacements de ceux qui se rendent quotidiennement au travail.

Du côté du trafic ferroviaire, la direction de la SNCF prévoit une "amélioration notable". Avant de vous mettre en chemin, renseignez-vous sur infolignes.com ou via le fil Twitter @SNCF_Direct pour voir si votre transport est maintenu.

Ce live est terminé >> Le point sur le trafic mercredi

19h10 - Les prévisions mercredi. Selon la direction de la SNCF, sept TGV sur dix doivent rouler sur l'axe Est, deux sur trois sur les axes Nord et Atlantique, et quatre sur dix sur l'axe Sud-Est et province-province.

Sur les autres lignes, un train Intercités sur deux circulera en moyenne et six TER sur 10. En Ile-de-France, il est prévu un RER sur deux sur les lignes C et E. A Paris Nord, un train circulera toutes les 7 minutes sur la ligne B et un toutes les 10 minutes sur le RER D Nord. Le trafic reste normal sur le RER A.

19h00 - Premier bilan des manifestations. A Paris, la CGT-Cheminots affirme que les manifestants étaient 3.500, contre 1.000 selon la police. Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, était là, ainsi que le porte-parole des intermittents, Denis Gravouil (CGT-Spectacle). FO était également de la partie, de même que des représentants du PCF et le porte-parole du parti d'extrême gauche NPA, Philippe Poutou.

17h15 - A l'Assemblée, la réforme ferroviaire en débat. UMP, UDI, PS et Front de gauche. Quatre questions ont été posées sur la réforme ferroviaire mardi lors des questions au gouvernement, qui avaient lieu juste avant le début de l'examen du projet de loi. Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier est monté au pont trois fois pour défendre la position du gouvernement. Mais Manuel Valls a mouillé lui aussi sa chemise pour répondre au communiste André Chassaigne. "Cette réforme est indispensable", a-t-il martelé.

16h35 - Les cheminots occupent les locaux de France 3 à Lyon. Entre 200 et 300 cheminots sont entrés par la force dans les locaux de la station régionale pour obtenir une prise de parole télévisée. Un journaliste a pu les photographier.

#sncfgreve et #intermittents qui ont envahi @F3Rhone_Alpes repartent avec promesse de revenir si pas entendus :) pic.twitter.com/xrUsqPrXFP
— Fabrice Cagnin (@fabricecagnin) 17 Juin 2014

15h50 - Des associations de voyageurs réclament le retour à la normale du trafic, et une meilleure indemnisation des usagers subissant les désagréments liés au mouvement de grève. Cinq associations de voyageurs se sont regroupées lundi en Coordination nationale des usagers du train (CNUT), demandant le retour immédiat à la normale pour le trafic SNCF ainsi qu'une meilleure indemnisation.

Pour la coordination, "le mouvement déclenché par quatre organisations syndicales cheminotes et l'intransigeance des dirigeants SNCF et de l'Etat plongent dans le désarroi des centaines de milliers d'usagers qui n'ont que pour seul moyen de mobilité, le train". "En période d'examens pour les plus jeunes, cette absence de transport est inacceptable", pointe la CNUT, qui espère une rencontre avec le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier et le président de la SNCF Guillaume Pepy pour leur exposer ses revendications.

15h15 - Les Régions réclament davantage de prérogatives dans le système ferroviaire. Dans un voeu adopté lors d'une assemblée générale et présenté à la presse, l'Association des régions de France (ARF) demande au gouvernement et au parlement de devenir réellement "autorité organisatrice de plein exercice".

L'ARF demande que les régions puissent avoir "la propriété des trains" qu'elles paient, qu'elles puissent "définir elles-même les tarifs du TER" ou encore qu'elles "décident des aménagements qu'elles financent dans les gares". Des amendements en ce sens ont été déposés dans le cadre du texte qui sera examiné à partir de mercredi à l'Assemblée.

14h10 - Bruno Le Maire veut toucher au statut des cheminots. Interrogé lors de l'émission "L'invité des Indés Radios metronews LCI", l'ancien ministre, candidat à la présidence de l'UMP, dit souhaiter que l'on "touche au statut des cheminots", au nom de la nécessaire "équité entre salariés", et dit "stop aux grévistes".

La réforme ferroviaire qui prévoit notamment de regrouper RFF (réseaux) et la SNCF (exploitation) ne fait pas baisser la dette ferroviaire et "ne prépare pas à l'ouverture de la concurrence", regrette le député, favorable au maintien de la séparation des deux activités. "C'est une réforme à la François Hollande. On rajoute de la complexité à la complexité", tacle-t-il. Il votera donc contre à l'Assemblée nationale.

14h - Des cheminots occupent brièvement la mairie de Lille. Environ 200 cheminots et militants affiliés aux syndicats CGT et SUD-Rail se sont introduits pendant une heure dans l'hôtel de ville de Lille pour demander le soutien de la maire PS Martine Aubry contre la réforme ferroviaire. Entrés vers 11h45 dans le hall de la mairie, occasionnant une "grosse bousculade", ils se sont dispersés vers 13 heures, selon la police sur place.

Une délégation de syndicalistes a été reçue par le premier adjoint Pierre de Saintignon, en l'absence de Martine Aubry, qui a toutefois parlé à l'un des délégués CGT au téléphone. Pierre de Saintignon a pour sa part "écouté les inquiétudes" de la délégation mais n'a "pris aucune position, ni pour moi, ni pour Martine Aubry", explique-t-il.

14h - Le trafic suspendu à la gare Montparnasse. Les cheminots grévistes ont cessé de bloquer les voies des Transiliens en gare Montparnasse à Paris, mais selon Le Figaro, le trafic reste suspendu. Des agents de la SNCF et des CRS ont évacué les passagers vers la gare principale, "pour leur sécurité", indique une annonce dans la gare.

13h20 - La grève à la SNCF est reconduite pour mercredi. Les assemblées générales de cheminots en grève ont reconduit mardi de 24 heures supplémentaires le mouvement lancé il y a une semaine par la CGT-Cheminots et SUD-Rail, annonce la CGT-Cheminots.

13h05 - Des centaines de cheminots entrent dans la gare Montparnasse et jettent des fumigènes sur les voies, selon nos informations.

Ils bloquent plusieurs voies, confirme l'AFP. Les cheminots avaient initialement l'intention de bloquer les voies du RER C, puis ont décidé de se rabattre sur la gare Montparnasse, au cri de: "Ca va péter, ça va péter" ou "Au cul, au cul, au Cuvillier, si tu savais où ta réforme on se la met!", en référence au secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier.

"Les cheminots descendent sur les voies en gare Montparnasse. Les CRS les évacuent", tweete un internaute.

[#grevesncf] Les cheminots descendent sur les voies en gare Montparnasse. Les CRS les évacuent. #SNCF pic.twitter.com/fqRWFwnp3b
— Jérémy (@jwoitt) 17 Juin 2014

Un autre tweete une photo de la gare Montparnasse bloquée.

Gare Montparnasse bloquée. #sncf pic.twitter.com/rb4SwOUZJi
— lecarbori (@lecarbori) 17 Juin 2014

13h - L'UMP "ne fera pas durer les débats" lors de l'examen du projet de loi sur la réforme ferroviaire à l'Assemblée nationale, assure le chef de file des députés UMP Christian Jacob.

12h45 - Nicolas Dupont-Aignan est "d'accord avec les grévistes sur le fond mais pas sur la forme". "Autant je pense que la forme du conflit est maladroite - ils auraient dû suspendre quelques jours pour le bac -, autant sur le fond leur colère est justifiée", déclare le président de Debout La République en marge d'une conférence de presse sur la réforme territoriale à l'Assemblée.

12h17 - Le taux de participation se maintient mardi à 14,1%, informe la direction de la SNCF. Lundi, il était de 14,08%, en baisse de près de 14 points par rapport au premier jour de grève il y a une semaine. La très légère augmentation mardi (0,02 point) "équivaut à 60 personnes", a précisé à l'AFP Patrick Ropert, directeur de la communication à la SNCF.

12h - La grève est reconduite jusqu'à demain à Marseille, selon nos informations.

11h40 - Thierry Lepaon affirme sur BFMTV, depuis l'esplanade des Invalides à Paris, que la réforme ferroviaire est "préparatoire de l'ouverture à la concurrence dans notre pays". Il réclame que le gouvernement modifie le projet.

11h30 - Pierre Laurent accuse le gouvernement de "diviser" les Français. "Cessez de diviser la France. La France demande une nouvelle voie sociale, elle ne se reconnaît pas dans la politique du gouvernement", a-t-il déclaré près de l'Assemblée alors qu'il s'apprêtait à rejoindre la manifestation toute proche des cheminots.

"Je vais à nouveau apporter mon soutien aux grévistes puisque le gouvernement a refusé le report de la discussion pour que la négociation se poursuive", a-t-il ajouté.

11h - Plusieurs centaines de cheminots manifestent à Paris contre la réforme ferroviaire. Plusieurs centaines de cheminots étaient rassemblés mardi à Paris à proximité de l'Assemblée nationale, à l'appel de la CGT et SUD-Rail, pour protester contre la réforme ferroviaire, dont l'examen commence dans l'après-midi.

Sur les banderoles étaient inscrits, entre autres: "Ensemble, les exigences à portée de voies" ou encore "Continuons le combat".

Portant des tee-shirts rouge estampillés "Rouge 2 rage", les manifestants arboraient également des gilets fluorescents SNCF, tout en criant: "Au cul, au cul, au Cuvillier, si tu savais où ta réforme on se la met", en référence au secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier.

François Béguin, sur place, explique que "les CRS ont finalement bloqué le passage aux grévistes devant l'Assemblée nationale".

Et les CRS bloquent finalement le passage aux grévistes SNCF de Saint-Lazare devant l'assemblée nationale pic.twitter.com/X3VY3Rtmnl
— François Béguin (@FrancoisBeguin) 17 Juin 2014

10h30 - Ambiance tendue gare Saint-Lazare. "Les grévistes traversent le hall de Saint-Lazare devant des passagers mutiques", rapporte via Twitter François Béguin du Monde.

Les grévistes traversent le hall de Saint-Lazare devant des passagers mutiques. pic.twitter.com/DfKQoGT8ak
— François Béguin (@FrancoisBeguin) 17 Juin 2014

10h10 - La grève est reconduite à la gare de l'Est, à Paris jusqu'à demain 11 heures, selon nos informations.

9h30 – Les usagers racontent les retards, les craintes, en un mot la galère de la grève. "Regarder les horaires avant, viser juste et surtout ne pas rater le dernier train", tels sont les conseils de cette cliente. Mais ces derniers jours, il n'était pas facile d'arriver à l'heure au travail ou en classe quand les rames étaient bondées.

9h - Pour Thierry Lepaon, "le gouvernement ment aux Français". Pour le secrétaire général de la CGT, le patron de la SNCF Guillaume Pepy, le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier et le Premier ministre Manuel Valls disent à propos de la réforme "qu'il s'agit de réunifier la SNCF, en fait c'est exactement l'inverse".

A propos du sondage publié dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, il répond sur i>-Télé: "Ce que je retiens de ce sondage, c'est que les Français ne comprennent pas, parce qu'on leur ment, à quoi ils risquent d'être confrontés".

8h40 - Jean-Marie Le Guen fustige les "jamais contents" prenant "en otages" les voyageurs. Sur France Inter, le responsable socialiste a pointé une "petite minorité de gens" qui "ont des problèmes entre eux".

Leur mouvement, a-t-il admis, est "très gênant pour les usagers", mais "ce conflit n'a pas lieu fondamentalement entre le gouvernement et les organisations syndicales". Aux yeux de Jean-Marie Le Guen, il a lieu "pour l'essentiel à l'intérieur d'organisations syndicales, avec une radicalisation d'une petite minorité qui prend certes en otages la vie quotidienne de nos concitoyens", mais c'est "un phénomène marginal".

8h35 - Cécile Duflot: "C'est une bonne chose de réunifier la SNCF et RFF", a déclaré l'ancienne ministre sur RMC/BFMTV.

8h30 - Le RER A est bloqué. Le service est prévu comme "normal" sur le RER A ce mardi, mais plusieurs twittos rapportent que leur train est bloqué.

Le compte Twiiter officiel du RER A avait prévenu ce matin que le trafic resterait "très perturbé".

RER A : 30 minutes bloquée en pleine voie #SNCF
— Nonam (@ManonTorgue) 17 Juin 2014

8h27 - Le RER C met en ligne un programme de circulation détaillé sur son blog Internet.

Vous trouverez ici le programme de circulation de ce mardi 17 juin: http://t.co/QQW1Wj47VZ
— RER C TRANSILIEN (@RERC_SNCF) 17 Juin 2014

8h24 - Jean-Pierre Raffarin "considère qu'aujourd'hui les cheminots ont pris en otage le pays". "Il faut sortir de la grève", a dit à France Inter l'ancien Premier ministre.

.@jpraffarin sur @franceinter : "Je considère qu'aujourd'hui les cheminots ont pris en otage le pays. Il faut sortir de la grève."
— France Inter (@franceinter) 17 Juin 2014

8h10 - Frédéric Cuvillier réaffirme que la "loi va passer, elle sera votée" au Parlement où son examen commence ce mardi. "Le Parlement fera son boulot, et le projet sera voté", a-t-il insisté après avoir précisé que "tous les amendements de nature à rassurer là où il ya des inquiétudes, seront examinés et discutés par les parlementaires".

"La plupart des revendications n'ont rien à voir avec le projet de loi", a fustigé le secrétaire d'Etat. Selon lui la grève prend bien un tour "politique". "On veut mettre à l'épreuve le gouvernement", a-t-il déclaré.

Revenant que la question du paiement des jours de grève Frédéric Cuvillier a expliqué que cette décision était du ressort de la direction de la SNCF et qu'en l'occurrence "ils ne seraient pas payés".

8h10 - Députés-syndicats: un dialogue de sourds? En tout cas, les versions exprimées lundi par les uns et les autres diffèrent, comme s'ils se renvoyaient la faute de ce dialogue manqué. Selon Stéphane Dedieu délégué du personnel CGT Toulouse-Matabiau, "nous, on a essayé de rencontrer les parlementaires, mais c'est fin de de non-recevoir". Pour Gilles Savary, député PS de Gironde, "depuis trois ans, on les écoute pour essayer de négocier cette réforme qu'ils souhaitaient il y a encore quelques semaines".

8h - 324 kilomètres de bouchons cumulés en Ile-de-France, soit plus du double de la normale.

7h45 - 279 kilomètres de bouchons cumulés en Ile-de-France, soit plus du double de la normale.

7h30 - 250 kilomètres de bouchons cumulés en Ile-de-France, soit près du double de la normale. Pour voir l'état du trafic routier, consultez le site Sytadin.fr.

7h30 - Une grève devenue très impopulaire. Plus des trois quarts des Français (76%) se disent opposés à la grève des cheminots même s'ils sont seulement 34% à connaître les raisons de ce conflit qui secoue la SNCF depuis sept jours, selon un sondage Harris Interactive.

Selon cette enquête publiée mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, 22% des personnes interrogées sont favorables à la grève (2% ne se prononcent pas).

Si 34% connaissent précisément les revendications des syndicats à l'origine du conflit (CGT, SUD-Rail, rejoints par FO).

7h15 - La SNCF met en ligne un nouveau flash info sur le trafic depuis son centre de contrôle.

7h15 nouveau point info #trafic ce matin depuis le centre de contro^le #SNCF https://t.co/4Q2S5uhWmM #PrioritéExams #greve
— SNCF Direct (@SNCF_Direct) June 17, 2014

7h – Déjà 179 kilomètres de bouchons cumulés en Ile-de- France, soit près du double de la normale.

6h30 – Les prévisions de trafic de la journée.

Les prévisions des trains de grandes lignes:

- Eurostar et Thalys : service normal

- 2 TGV sur 3 sur l’axe Est

- 3 TGV sur 5 sur les axes Nord et Atlantique

- 2 TGV sur 5 sur les axes Sud-Est et province-province

- Intercités: 2 trains sur 5 en moyenne

- Trafic régional: 3 sur 5 en moyenne

- Trafic en Ile-de-France: 2 sur 3

Les prévisions de circulation des RER en l'Île-de-France:

- RER A: service normal

- RER B: 1 train toutes les 10 minutes à Paris Nord

- RER C: 1 train sur 2

- RER D: 1 train toutes les 15 minutes en heure de pointe

- RER E: 1 train sur 3

- RER U: 4 trains sur 5

- RER J, N et R: 1 train sur 2

- Autres lignes 1 train sur 3

Les prévisions de trafic sur le réseau national pour ce mardi
Les prévisions de trafic sur le réseau national pour ce mardi © -

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>> L'ESSENTIEL

• La grève est reconduite mercredi.

• Selon la SNCF, l'amélioration du trafic constatée mardi va "se poursuivre fortement" mercredi.

• L'examen du projet de réforme a débuté à l'Assemblée.

• Plusieurs centaines de salariés de la SNCF ont manifesté à Paris et dans plusieurs villes de France.

D. N.