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Grève dans les transports: perturbations limitées ce mardi

Malgré un appel national de la CGT à la mobilisation, ce mardi dans le secteur des transports publics, les perturbations devraient être limitées.

Malgré un appel national de la CGT à la mobilisation, ce mardi dans le secteur des transports publics, les perturbations devraient être limitées. - Dominique Faget - AFP

La CGT lance ce mardi un appel national à la mobilisation dans les transports publics. Du côté de la SNCF et de la RATP, le trafic devrait toutefois être quasi-normal. Tout ce qu'il faut savoir.

C'est jour de mobilisation, ce mardi, dans les transports publics, à l'appel de la CGT. Toutefois, ce mouvement devrait entraîner des perturbations limitées, la SNCF comme la RATP ayant assuré le week-end dernier que le trafic serait "normal" ou "quasi-normal".

Ainsi, des préavis de grève ont été déposés à la SNCF, à la RATP, où la CGT est le premier syndicat, mais aussi dans les transports urbains et les aéroports parisiens.

Le préavis de grève national à la SNCF court jusqu'à mercredi à 8h00, celui de la RATP jusqu'à mercredi 6h30.

Près de 97% des trains rouleront

"97% des trains vont rouler", a annoncé la compagnie ferroviaire, en pronostiquant un trafic complètement "normal" sur ses grandes lignes et en Ile-de-France. Des perturbations "à la marge" sont possibles sur certaines lignes Intercités et TER, a-t-elle ajouté, citant notamment les villes de Tarbes, Agen, Orléans et la région de Marseille.

De son côté, la RATP, interrogée dimanche, a confirmé qu'elle tablait sur "un trafic normal ou quasi-normal" dans les métros, RER, bus et tramways, et sur "quelques perturbations possibles, très ponctuellement" pour les bus.

Un rendez-vous gare Montparnasse

A Paris, rendez-vous est donné à 14 heures à la gare Montparnasse, à Paris. Les manifestants se dirigeront ensuite vers le ministère des Transports, où une délégation sera reçue par le cabinet du secrétaire d'Etat Alain Vidalies.

L'Union Interfédérale des Transports (UIT-CGT), à l'origine du mouvement, organise aussi des rassemblements dans une trentaine de villes, dont Lille, Nantes, Rennes, Nice ou encore Marseille, où la grève des transports urbains s'annonce suivie.

Des préavis de grève ont également été déposés par la fédération CGT des services publics, "notamment pour les personnels de l'entretien des routes qui dépendent des conseils généraux", a dit Dominique Launay, secrétaire général de l'UIT-CGT.

Par ailleurs, les militants CGT et FO de l'Energie devraient grossir les rangs du cortège parisien. Les deux fédérations appellent à l'action les salariés du secteur des industries électriques et gazières (IEG), qui regroupe notamment EDF et GDF-Suez, "pour un service public répondant à l'intérêt général".

Les marins également mobilisés

Les marins se joignent également au mouvement de protestation pour dénoncer entre autres le "désengagement de l'Etat", qui a "laissé mourir la SNCM face à une concurrence exacerbée".

Lors de cette journée d'action, la CGT entend donner de la voix contre la réforme ferroviaire, votée cet été malgré deux semaines de grève des cheminots. Elle "fragilise selon elle encore plus l'entreprise nationale SNCF" avec des fermetures de lignes, de guichets, et la suppression de contrôleurs sur les TER.

Dans un communiqué adressé aux usagers, le syndicat se pose en défenseur de "l'intérêt général, en opposition au dumping social qui sévit dans les transports, précurseur de la politique low cost (bas coût) qui lamine les emplois, les précarise, démantèle les organisations du travail, développe et amplifie la sous-traitance".

La suspension de l'écotaxe dans le viseur de la CGT

La suspension de l'écotaxe, devenue "péage de transit poids lourds" avant d'être enterrée par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, suscite également la colère des cégétistes. "Nos secteurs subissent de plein fouet les mêmes politiques de déréglementations libérales impulsées par Bruxelles et appuyées par nos gouvernements successifs", écrit la CGT. "Ces orientations remettent bien souvent en cause la sécurité dans les transports", dit-elle.

La fédération syndicale conteste aussi le projet de loi sur la transition énergétique, dont les transports sont "les grands absents", selon Dominique Launay, "alors qu'ils sont les premiers émetteurs de gaz à effet de serre et les premiers consommateurs de pétrole".

Selon le responsable syndical, le texte, actuellement en débat au Parlement, "amène la privatisation des concessions hydroélectriques, des suppressions massives d'emplois et ne répond pas aux enjeux énergétiques et climatiques".

Jé. M. avec AFP