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La CGT appelle à la grève dans les transports le mardi 4 novembre

Un train de la SNCF bloqué en garde de Montparnasse au mois de juin 2014

Un train de la SNCF bloqué en garde de Montparnasse au mois de juin 2014 - William Delaporte - AFP

La journée de mobilisation devrait avoir un impact sur la SNCF, les transports urbains (tramway, métro, RER), le maritime, l'aérien et l'aéroportuaire, le fluvial et les routes.

La CGT appelle les salariés des transports à une mobilisation nationale le 4 novembre pour la défense du service public et contre le "dumping social", a indiqué lundi la fédération CGT-Cheminots. La journée de mobilisation devrait avoir un impact sur la SNCF, les transports urbains (tramway, métro, RER), le maritime, l'aérien et l'aéroportuaire, le fluvial et les routes, selon l'Union Interfédérale des Transports, qui regroupe les sections CGT du secteur, à l'origine du mouvement.

La fédération CGT des Services publics, qui s'est jointe au mouvement, a déposé un préavis de grève ce même jour. Des rassemblements seront organisés dans plusieurs villes de France, dont Paris.

Réforme ferroviaire et "libéralisation" des transports dans le viseur

A cause de la politique de "privatisation" et de "mise en concession" menée dans le secteur des transports, "c'est l'usager qui est le perdant car cette logique du 'bas coût' assure un service dégradé", écrit la CGT-Cheminots dans un communiqué. "Ces orientations remettent bien souvent en cause la sécurité dans les transports", selon le syndicat, qui "exige l'arrêt des politiques qui cassent les emplois, les conditions sociales des salariés et qui menacent l'avenir du service public".

La CGT entend dénoncer la réforme ferroviaire "qui fragilise - encore plus - l'entreprise nationale SNCF" avec "des fermetures de lignes, (...) de centaines de guichets et des suppressions de contrôleurs sur les TER". Dans le viseur du syndicat, également, le projet gouvernemental de libéralisation du transport interrégional par autocar, suspectée d'entraîner une mise "en concurrence avec les trains, au risque de supprimer certaines dessertes".

Vers une hausse du prix des billets? 

Par ailleurs, la SNCF envisagerait d'augmenter les tarifs et de durcir les conditions de remboursement des billets de TGV pour rétablir la rentabilité de ses lignes à grande vitesse, selon des informations de presse parues samedi.

L'augmentation des prix viserait particulièrement les passagers de première classe, avec des hausses de 6 à 10 euros par billet selon les scénarios, selon un document interne du service marketing de la SNCF. Cette mesure pourrait faire gagner de 10 à 15 millions d'euros par an à la SNCF.

S.A. avec AFP