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Gilets jaunes: faible mobilisation et peu de violences pour ce 21ème samedi de manifestation

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- - Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Avec 22.300 en France, le mouvement des gilets jaunes a enregistré sa plus faible mobilisation. L'essentiel des manifestations s'est déroulé dans le calme, malgré quelques échauffourées à Rouen.

Ils voulaient dénoncer "l'l'art de l'optimisation fiscale". Ce samedi, les gilets jaunes ont enregistré leur plus faible mobilisation depuis le 17 novembre, avec 22.300 manifestants à travers la France, selon le ministère de l'Intérieur. Une journée qui s'est déroulée sans incidents majeurs, à deux jours du compte-rendu du grand débat national.

Faible participation

Les manifestations ont rassemblé 22.300 personnes en France, dont 3500 à Paris, d'après l'Intérieur, qui en avait comptabilisé 33.700 participants la semaine dernière, dont 4000 à Paris.

Les gilets jaunes, qui contestent chaque semaines les chiffres données par la place Beauvau, ont dénombré 73.420 participants en France, selon la page Facebook du "Nombre jaune". Ils reconnaissent également une "première estimation basse".

La Défense, symbole du "capitalisme à outrance"

À Paris, le principal cortège, parti de la place de la République, a rallié l'esplanade du quartier d'affaires de la Défense, à l'ouest. Les manifestants se sont rassemblés sur les marches de la Grande arche avant de se disperser, dans le calme, en fin d'après-midi.

"La Défense, c'est le symbole du capitalisme à outrance, le siège des grandes entreprises qui s'en mettent plein les poches sur notre dos et grâce à nous", a résumé Valérie, 50 ans, qui souhaite "un retour de l'ISF", l'impôt sur la fortune.

En chemin, quelques manifestants avaient brièvement tenté de descendre sur le périphérique, avant d'être rapidement repoussés par les forces de l'ordre à l'aide de tirs de gaz lacrymogène.

Un autre cortège parisien, au parcours déclaré comme le premier et composé d'une centaine de personnes a rejoint dans le calme le bassin de la Villette, au nord-est.

Moins de 50 interpellations à Paris

Les interdictions de manifester sur les Champs-Elysées, la place de l'Etoile, ainsi que dans un vaste périmètre comprenant l'Elysée et l'Assemblée nationale, avaient été reconduites après les violences du samedi 16 mars. À 18h30, la Préfecture de police de Paris recensait 43 interpellations, 14.919 contrôles préventifs et neuf verbalisations dans le périmètre interdit.

Eric Drouet verbalisé

Eric Drouet, l'une des figures du mouvement. Ce chauffeur routier a été verbalisé samedi matin à proximité des Champs-Elysées pour "participation à une manifestation interdite", selon une source policière. Une amende "due à ma notoriété et ma présence sur les Champs", a-t-il affirmé sur Facebook.

Échauffourées à Rouen

À Rouen, moins d'un millier de personnes ont manifesté et des échauffourées ont éclaté entre CRS et manifestants cagoulés et vêtus de noir, du mobilier urbain a notamment été dégradé.

D'autres cortèges de gilets jaunes ont défilé dans plusieurs villes, comme à Nice, Bordeaux, Toulouse ou Nantes. Ils ont rassemblé entre 400 et 2000 personnes. À Lille et Lyon, les manifestations ont été marquées par quelques dégradations et affrontements avec les forces de l'ordre.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs pages d'événements Facebook indiquent une forte mobilisation à venir pour "l'ultimatum 2", le 20 avril prochain ainsi que pour du 1er mai.