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En Ile-de-France, les irréductibles gilets jaunes restent déterminés

À Compans ou au péage de Buchelay, les gilets jaunes restent mobilisés pour faire entendre leurs revendications.

En attendant un éventuel acte III dans la capitale samedi prochain, le mouvement des gilets jaunes perdure cette semaine en Ile-de-France. Si la mobilisation semble perdre de l’ampleur, les revendications sont toujours présentes et les irréductibles manifestants demeurent déterminés.

À Compans (Seine-et-Marne), une trentaine de gilets jaunes bloquaient encore un dépôt pétrolier ce lundi matin avant une évacuation dans le calme en début d’après-midi. Le site stratégique, qui approvisionne le nord de la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis, le Val-d’Oise, l’Oise et l’Aisne, est stratégique.

"On va être un peu moins gentils"

Le mouvement s’est poursuivi dans une station-service du Claye-Souilly, une des plateformes les plus importantes et les moins chères du secteur. Seuls deux automobilistes, à la limite de la panne d’essence, ont été exceptionnellement autorisés par les gilets jaunes à s’approvisionner en carburant.

"Cette semaine, on passe dans une phase où on va être un peu moins gentils avec des actions plus ‘coup de poing’ et qui touchent le porte-monnaie des gens. […] Ce matin on a eu le sous-préfet de Seine-et-Marne qui s’est déplacé sur le site pour négocier avec nous, donc on rentre dans une phase un peu plus perspicace", explique Jérôme, gilet jaune présent sur place.

Le péage de Buchelay toujours occupé 

À quelques kilomètres de là, le péage de Buchelay (Yveliens) était lui aussi investi pour la dixième fois par les gilets jaunes. Malgré le froid et l’humidité, le rendez-vous est devenu un rituel. Ce lundi, ils étaient environ 70 à s’être retrouvés sur un parking avant de rejoindre le péage à pied pour ouvrir les barrières manuellement et conseiller aux automobilistes de retirer leur télépéage. 

Comme chaque jour, aux alentours de 18 heures, quand la pression policière est trop forte, les gilets jaunes quittent les lieux dans le calme. Car la mobilisation sur le site se déroule depuis le début dans une atmosphère apaisée, même si les manifestants restent déterminés: "On est là et on ne lâchera pas. On est fatigués mais on se remotive tous et on repart", assure l’une d’entre eux.

Les gilets jaunes du péage de Buchelay affirment par ailleurs ne pas vouloir durcir le mouvement mais se disentr prêts à rester plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Paul Louis avec Élodie Messager et Florian Chevallay