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Des rats ont envahi une école du 18e arrondissement de Paris

A l'école primaire "La Guadeloupe" dans le 18e arrondissement de Paris, les nuisibles sont partout. Le corps enseignant et les parents d'élèves dénoncent l'insuffisance des moyens d'action mis en œuvre.

Tous les matins, à l'école primaire publique de "La Guadeloupe", dans le 18e arrondissement de Paris, le même rituel peu ragoûtant a lieu: nettoyage des déjections de souris, jusque sur les rebords des fenêtres des salles de classe. Les 200 écoliers bien malgré eux obligés de cohabiter avec les rongeurs. Les crottes se retrouvent jusqu'à l'intérieur du canapé du coin lecture.

Et, comme le précise Nathalie Cabon, directrice de l'établissement, il y a "l'odeur". "Vous ne le voyez pas dans le reportage bien sûr, dit-elle dans un sourire, mais ça sent vraiment très fort."

Les souris s'infiltrent partout, y compris dans les étages en remontant le long des tuyaux. Dans les toilettes, dans les classes, jusque dans la cantine, depuis le mois de septembre, les nuisibles sont partout.

Réaction insuffisante de la mairie

Pour venir à bout des envahisseurs, la municipalité a installé des pièges à différents endroits stratégiques. Mais ils se sont révélés inefficaces.

"On aimerait une solution plus efficace pour qu'il n'y ait plus de souris, parce que ça apporte des bactéries, des germes contagieux pour les enfants", détaille la directrice Nathalie Cabon.

Car les rougeurs ne se contentent plus de sorties nocturnes, mais aussi diurnes. De fait, ils sont au contact des enfants. En plus de ça, l'établissement doit faire face à des problèmes d'humidité et de plomberie. Cette insalubrité interpelle aussi les parents qui avec le personnel se mobilisent pour obtenir une solution pérenne.

A Paris, le problème des rats est récurrent. Leur présence dans des parcs aussi touristiques que le jardin des Tuileries ou le Champ de Mars vient casser l'image de carte postale de Paris. Fin 2016, la mairie de Paris a lancé un plan d'action contre la prolifération des rats avec la fermeture d'une dizaine de parcs pendant plusieurs semaines pour éradiquer les colonies de rats qui y étaient présentes. 

David Namias avec Emmanuel Le Bon et Marine Scherer