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Paris part en guerre contre les rats

Rat photographié dans le bois de Vincennes à Paris.

Rat photographié dans le bois de Vincennes à Paris. - Jean-Jacques Boujot - Flickr

La ville de Paris vient de lancer un plan d’action contre la prolifération des rats. Plusieurs parcs et jardins ont été fermés, le Champs-de-Mars devra aussi être traité.

Paris, ses grandes boulevards, la Tour Eiffel et... ses rats. En 2014 déjà, les images de touristes pique-niquant dans le jardin du musée du Louvre, à quelques mètres de rats grouillants avaient fait le tour des médias et des réseaux sociaux. Deux ans plus tard, les rats semblent avoir gagné du terrain dans les parcs. A tel point que la ville de Paris vient de lancer un "plan d'action de grande ampleur" concentré sur neufs parcs et jardins, dont cinq ont déjà été fermés pour traitement. 

Depuis fin novembre, les squares Cambronne et Garibaldi dans le 15e, le jardin Villemin dans le 10e ainsi que le square de la tour Saint-Jacques et le jardin des Rosiers dans le 4e sont en cours de dératisation. Autour du square de la tour Saint-Jacques notamment, la situation était devenue préoccupante. 

"A 18h30, rue de Rivoli, on en a compté plus de deux cents entre les grilles et les buissons. Ils couraient, ils mangeaient en toute impunité", raconte au Parisien Franck Boulain, membre de l'association Vivre le Marais. 

Une capacité de reproduction éclair

Après les cinq premiers parcs concernés, d'autres doivent à leur tour subir un traitement. C'est le cas du Champs-de-Mars qui sera partiellement fermé. Sous la tour Eiffel, les rats prolifèrent également, attirés notamment par les détritus abandonnés dans le parc. Une présence en nombre qui peut à terme poser problème, car en seulement six mois une colonie de rats peut passer de deux à 50 individus. 

"Les rats sont une menace sanitaire réelle. Il n'y a pas de risque de maladie ou de peste... que les Parisiens se rassurent. Mais ce sont des problèmes de propreté ainsi qu'un réel désagrément visuel et psychologique", souligne Georges Salines, chef des services parisiens de santé environnementale. 

Dans les parcs concernés, après un nettoyage, des boîtes d'appâtage contenant du raticide ont été déposées. "Ce sont des boîtes avec un trou par lequel les rats entrent et trouvent le poison. Pour cela, nous sommes obligés de fermer les squares afin d'éviter que les gens donnent de la nourriture", poursuit Georges Salines. Une campagne de communication doit aussi être lancée pour inciter les gens à ne nourrir ni les pigeons, ni les rats. A plus long terme, la ville prévoit aussi l'installation de poubelles inaccessibles aux rats ainsi que l'adaptation du ramassage des déchets, afin d'éviter que les ordures restent dans l'espace public trop longtemps.

Carole Blanchard