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Admission post-bac: 6.000 candidats toujours sans affectation

Un peu plus de 6.000 candidats n'ont toujours pas reçu d'affectation pour leur première année d'études post-bac. Ils pourront formuler leurs voeux jusqu'au 25 septembre.

À quelques jours de la rentrée, ils sont encore dans l’incertitude. Selon les derniers chiffres du ministère, 6.010 candidats attendent toujours une affectation pour leur première année d’études post-bac. Parmi eux, les trois quarts sont bacheliers tandis que les autres sont des étudiants en réorientation.

Fraîchement diplômée du baccalauréat Littéraire, Jeanet-Lirore explique n’avoir vu "aucun de ses 14 vœux validés". Depuis le début de l’été, elle scrute l’avancement de son dossier sur la plateforme en ligne "Admission post-bac", sans résultat… "Il est écrit ‘en attente de place partout’", raconte-t-elle. Une situation d’autant plus pénible que Jeanet-Lirore a obtenu le bac avec la mention "assez bien". "Je suis un peu dans le flou et angoissée parce que j’attends depuis le 8 juin", confie-t-elle.

Une procédure complémentaire ouverte jusqu'au 25 septembre

6.010 candidats sans affectation, c’est 30% de plus qu’il y a un an à la même période, la faute à l'arrivée de 40.000 étudiants supplémentaires en 2017.

"C’est grave aujourd’hui qu’un bachelier ne puisse pas avoir la garantie d’avoir une inscription dans la filière de son choix à l’université. Maintenant, il faut anticiper, donner les moyens aux universités et garantir à chacun d’avoir une inscription parce que derrière tous ces chiffres, c’est la vie des étudiants qui est en jeu", s’agace Lilâ Le Bas, présidente de L’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF).

Tout n’est pas perdu pour autant. Une procédure complémentaire a été mise en place pour permettre aux étudiants de formuler leurs vœux jusqu’au 25 septembre. Quant à la date de rentrée, elle est fixée librement par chaque université. La plupart du temps, celle-ci est comprise entre mi-septembre et début octobre.

De son côté, le ministère de l’Enseignement Supérieur se montre rassurant. Il rappelle qu’au 21 juillet, quelque 65.431 candidats étaient encore en attente de proposition tandis que 187.000 places étaient disponibles.
Paul Louis