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Admission post bac: encore 17.000 lycéens sans affectation

Bacheliers en train de plancher. (illustration)

Bacheliers en train de plancher. (illustration) - AFP

A deux jours du début de la troisième phase d'APB qui démarre le 14 juillet, 117.000 lycéens sont encore sans affectation pour l'année prochaine. Et parmi eux, 17.000 avaient pourtant porté leur choix sur des filières non sélective.

La recette pour être sûr d'obtenir l'admission post bac de son choix, la formule semblait jusqu'alors acquise: postuler dans une filière non sélective ou hors tension et dans son académie. Un tel vœu devrait théoriquement permettre à un bachelier d'obtenir, même avec une mention passable, une place dans le cursus ayant sa préférence. Sauf que cette année, 17.000 lycéens qui avaient postulé selon ces règles restent sur le carreau. Le chiffre témoigne d'un système à "bout de souffle", comme l'avait concédé fin juin la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

D'une manière générale, à l'issue de la deuxième phase d'admission post bac, 117.000 bacheliers sont sans aucune affectation et donc placés sur liste d'attente. La troisième phase APB doit commencer le 14 juillet.

C'est pourquoi le gouvernement tente de prendre les devants, en lançant une campagne sur les réseaux sociaux. Elle visait à inciter les bacheliers ou étudiants en réorientation à démissionner de la plateforme, avant le 11 juillet minuit, s'ils ont été admis à un concours pour une formation qui n'est pas inscrite sur APB (Sciences-Po, écoles d'infirmiers, etc.). 

Faire de la place

Le but est de libérer des places qui pourront donc être proposées à partir du 14 juillet aux candidats toujours en liste d'attente. 

La première vague de réponses d'APB début juin avait révélé un nombre de formations en tension (avec des demandes supérieures aux capacités d'accueil) bien plus élevé que l'année passée. Une situation qui s'explique par la hausse démographique et la volonté d'un nombre accru de bacheliers de poursuivre des études. Et un défaut d'orientation, selon une partie des acteurs concernés. 

Le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué lundi que les lycéens désirant entamer des études supérieures se verront proposer "dès la rentrée 2018" des "contrats de réussite étudiante", qui leur indiqueront "les prérequis pour réussir dans la filière visée".

Reste à définir ces fameux prérequis. Un sujet hautement inflammable si les syndicats étudiants et enseignants y voient une forme déguisée de sélection pour l'entrée à la fac. 

David Namias