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Des milliers de personnes manifestent en soutien aux zadistes à Nantes

Manifestation à Nantes en soutien aux zadistes samedi 14 avril 2018

Manifestation à Nantes en soutien aux zadistes samedi 14 avril 2018 - Damien MEYER / AFP

Des milliers de manifestants se sont rassemblés ce samedi à Nantes pour soutenir la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Une manifestation sous tension, qui a rapidement vu éclater des échauffourées entre le cortège et les forces de l’ordre.

Des milliers de personnes ont commencé à manifester samedi vers 17 heures à Nantes en soutien aux occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, visée depuis six jours par une opération massive d'expulsion de la gendarmerie.

"Ils ont voulu nous enterrer, ils ne savaient pas que nous étions des graines" ou : "Libérez nos fossés, expulsez les blindés", proclamaient des pancartes et des banderoles.

Après un début calme, les CRS ont répondu à un jet de pierre sur leurs camions, par un premier tir de gaz lacrymogènes. Paniqués, les manifestants se sont mis à courir dans tous les sens. Les organisateurs espéraient réunir 4.000 personnes à cette manifestation encadrée par un millier de policiers, selon une source proche du dossier. Un hélicoptère a d'ailleurs survolé le rassemblement. 

Défendre "une autre manière de vivre"

Jennifer 35 ans, maraîchère, était venue pour dénoncer les "moyens proportionnés" et l'intervention "très violente" des forces de l'ordre cette semaine. "On habite à 10 km de la Zad et on entend les grenades assourdissantes de chez nous", a-t-elle raconté. 

Elle a déploré le délai trop court entre la décision d'abandon du projet et les opérations de démolition: "S'il y avait plus de temps avant l'intervention, certainement que des personnes seraient parties d'elles-mêmes". 

D'autres manifestants, Evelyne, 69 ans, Simone, 65 ans et Claude 77 ans étaient en week-end à Guérande, mais ils ont poussé jusqu'à Nantes, "contre le bétonnage, l'agriculture intensive et pour la protection de la nature" et "en soutien de la liberté". "J'aime bien l'idée d'une autre manière de vivre", a expliqué Evelyne. 

M.P avec AFP