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Daesh: un Français sur la liste noire des Etats-Unis

Le nom d'un Français apparaît sur une liste de terroristes étrangers combattants au sein de l'Etat islamique, diffusée par le département d'Etat américain. (photo d'illustration)

Le nom d'un Français apparaît sur une liste de terroristes étrangers combattants au sein de l'Etat islamique, diffusée par le département d'Etat américain. (photo d'illustration) - Image de propagande de Daesh - BFMTV

Salim Benghalem, un Français originaire de Cachan qui serait parti faire le jihad en Syrie, est cité sur une liste de terroristes considérés comme les plus dangereux de l'Etat islamique. 

Les Etats-Unis le considèrent comme l'un des terroristes les plus dangereux de Daesh (l'acronyme arabe de l'Etat islamique, ndlr). Salim Benghalem, un Français originaire de Cachan, dans le Val-de-Marne, aurait rejoint les rangs de l'organisation jihadiste en Syrie. Son nom figure aujourd'hui dans la liste noire des Specially Designated Global Terrorists du département d'Etat américain, qui regroupe les organisations et les terroristes les plus dangereux aux yeux de Washington, aux côtés de ceux de neuf autres jihadistes recherchés.

Un bourreau de l'Etat islamique

"Salim Benghalem est un extrémiste français basé en Syrie et membre de l'Etat islamique, responsable d'exécution pour l'organisation", dit ainsi le document, diffusé sur le site internet du département d'Etat le 24 septembre. Le jihadiste français aurait donc, selon les Etats-Unis, un rôle actif de bourreau au sein de Daesh.

En France, Salim Benghalem a également fait parler de lui. Condamné en 2011 pour le meurtre d'un jeune dans une cité de Cachan, il fait neuf ans de prison et ressort libre en 2010.

Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen

Pour l'un de ses amis d'enfance, que BFMTV a pu rencontrer, Salim Benghalem, aujourd'hui trentenaire, en couple, et père de deux jeunes enfants, est très loin du fanatique qu'il serait devenu aujourd'hui.

"Je l'ai revu récemment, c'était il y a peut-être trois ans à peu près. On parlait d'avenir professionnel. Il avait fondé une petite famille", explique-t-il. Même étonnement pour son ancien avocat, Léon Lef Forster. "Je suis totalement stupéfait. Cela ne câble absolument pas avec la personne que j'ai connue. L'affaire dans laquelle il a été impliqué était le contraire de la volonté de s'insérer dans un cycle de violence".Et d'ajouter, au micro d'Europe 1: "Il n’avait aucun discours particulièrement religieux. Je n’ai pas ressenti de haine à l’égard de la société française ou d’une religion quelconque".

Salim Benghalem habitait à Cachan jusqu'à l'année dernière. Il est aujourd'hui sous le coup d'un mandat d'arrêt européen.

Adrienne Sigel, avec Mélanie Bertrand