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Conflit avec les VTC: Uber veut "faire tomber certains masques"

Grégoire Kopp, porte-parole d'Uber France, le 18 décembre 2016.

Grégoire Kopp, porte-parole d'Uber France, le 18 décembre 2016. - BFMTV

Grégoire Kopp, porte-parole d'Uber France, était l'invité de BFMTV dimanche soir. Le représentant de la plateforme américaine de réservation de voitures avec chauffeur est revenu sur les incidents du week-end et la plainte pour menaces déposée à l'encontre de trois syndicats.

Le bras de fer se poursuit entre Uber et les VTC. L'entreprise américaine a annoncé dimanche avoir porté plainte contre trois syndicats pour menaces. Des violences ont émaillé le mouvement de grève des chauffeurs de VTC durant le week-end. Grégoire Kopp, porte-parole d'Uber France, était reçu sur BFMTV pour s'exprimer sur une rencontre entre les parties prévue ce lundi.

"Un chauffeur a fait un arrêt cardiaque"

La réunion de demain est très importante parce qu'elle "va permettre de clarifier les positions" et "de faire tomber certains masques", assure le représentant de la compagnie. Le porte-parole se demande qui sont les organisateurs des manifestations. "Cela n'a rien à voir avec les tarifs d'Uber ou avec la commission", assure-t-il. Selon lui, l'événement était prévu depuis plus d'un mois et demi, donc "bien avant que nous changions les prix".

"De nombreuses vidéos circulent en ce moment sur Internet où l'on peut voir de graves violences qui ont eu lieu notamment dans la nuit de vendredi à samedi. Plus de 300 utilisateurs de notre application, passagers comme chauffeusr, nous ont signalé des débordements. Sept interpellations ont eu lieu et un chauffeur a fait un arrêt cardiaque lors d'une agression. Il s'est retrouvé à l'hôpital heureusement aujourd'hui, il s'en est sorti", rapporte le représentant d'Uber France.

Grégoire Kopp estime que les 22.000 chauffeurs de VTC doivent avoir honte des débordements "parce que cela ne les représente pas". "Les chauffeurs ne sont pas obligés d'utiliser notre plateforme. Ils sont libres de travailler avec nos concurrents", rappelle Grégoire Kopp.

Elise Maillard