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Avec l'affaire Vincent Lambert, l'Association pour le droit à mourir dans la dignité "submergée d'appels"

(photo d'illustration)

(photo d'illustration) - AFP

Plusieurs responsables politiques ont invité les Français à rédiger leurs directives anticipées, qui permettent de laisser des indications écrites relatives à sa fin de vie.

"On est submergé de coups de fil, de mails, ça n’arrête pas". Alors que l'affaire Vincent Lambert et ses multiples soubresauts ont ému de nombreux Français, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui milite pour que chaque citoyen puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie, assure crouler sous les appels. 

Instaurées par la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016, les directives anticipées permettent à chaque personne majeure de laisser des indications écrites relatives à sa fin de vie, qui s'imposeront alors aux équipes médicales. Et si seuls 13% des Français les ont déjà rédigées, selon les chiffres du Comité consultatif national d'éthique, le calvaire vécu par Vincent Lambert et sa famille a visiblement poussé de nombreux compatriotes à s'intéresser à cette délicate question.

"Son calvaire a fait office d’électrochoc, il a fait prendre conscience que ce genre de drame peut arriver à tout âge", raconte une membre de l'association au Parisien. "A chaque appel, j’entends: je ne veux pas finir comme Vincent Lambert! Comment faire?", poursuit-elle.

"Je vais le faire", confie Hollande

Ces derniers jours, plusieurs responsables politiques ont invité les Français à coucher sur le papier leurs dernières volontés en matière de traitements médicaux. Invité sur BFMTV et RMC ce mercredi matin, François Hollande a affirmé s'être rendu compte qu'il n'avait pas rédigé de directives anticipées.

"Je vais le faire, parce que c'est important de montrer l'exemple et d'aller dans la direction de la loi Claeys-Leonetti", a expliqué l'ancien président de la République.

"Pour que cette situation ne se reproduise pas, nous devons tous remplir nos directives anticipées", a quant à elle souligné la ministre de la Santé Agnès Buzyn lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, ce mardi.

Mélanie Rostagnat