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Après le Brexit et Trump, Le Pen espère un réveil de l'UE en 2017

Marine Le Pen ouvre avec un discours la réunion des partis de droite extrême et anti-immigration à Coblence, en Allemagne, le 21 janvier 2017

Marine Le Pen ouvre avec un discours la réunion des partis de droite extrême et anti-immigration à Coblence, en Allemagne, le 21 janvier 2017 - Roberto Pfeil, AFP

Après le Brexit et la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, Marine Le Pen espère maintenant un "réveil" de l'Union européenne.

2016 aura vu la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis et celle du Brexit en Angleterre. Alors pour cette nouvelle année, la présidente du parti d'extrême droite, espère un "réveil" des peuples européens.

"2016 a été l'année où le monde anglo-saxon s'est réveillé. 2017 sera, j'en suis sûre, l'année du réveil des peuples de l'Europe continentale", a-t-elle déclaré à Coblence, en Allemagne, lors d'une réunion des partis membres du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) du Parlement européen.

"Maintenant il faut passer à l'étape suivante, l'étape où nous ne nous contentons plus d’être une minorité au Parlement européen, l’étape où nous serons majoritaires dans les urnes à chaque élection".

L'euro "ligote" les Etats

Outre la présidentielle française du printemps, elle a souhaité les victoires de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) de Frauke Petry aux législatives du 24 septembre et des Néerlandais du Parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders aux élections de mars.

"Ces succès pourraient changer la face de l’Europe, si nous arrivons au pouvoir dans chacun des pays de l’Union (européenne), nous pourrons organiser en concertation un abandon raisonné de l’ancien monde", continue-t-elle.

Dans son discours, Marine Le Pen a une nouvelle fois tiré à boulets rouges sur ses cibles favorites : l'euro qui "ligote" les Etats, la "tyrannie" de l'UE et de ses élites. 

Elle s'est aussi lancée, sans surprise, dans un réquisitoire enflammé contre la chancelière Angela Merkel et sa politique d'accueil des demandeurs d'asile.

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E. H. avec AFP