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"J'aimerais bien aller sur la Lune", envisage Thomas Pesquet

Thomas Pesquet le 2 juin 2017, le jour de son retour sur terre.

Thomas Pesquet le 2 juin 2017, le jour de son retour sur terre. - Shamil Zhumatov - AFP

Les Etats-Unis ont affiché leur volonté d'envoyer à nouveau des astronautes - dont une femme pour la première fois - sur la Lune dès 2024. Thomas Pesquet pourrait faire partie de ce projet.

L'astronaute français Thomas Pesquet aimerait "bien aller sur la Lune car c'est vraiment un autre monde", a-t-il déclaré au Salon de l'aéronautique et de l'espace du Bourget. 

"La station spatiale internationale, c'est déjà un peu un autre monde mais cela reste proche. La Lune, c'est complètement dingue, il n'y a pas de vie, c'est complètement différent", a-t-il dit en marge d'un point presse de l'Agence spatiale européenne (ESA).

Envoyer à nouveau des astronautes sur la Lune

Les Etats-Unis affichent l'ambition d'envoyer à nouveau des Américains - dont une femme pour la première fois - sur la Lune dès 2024 et envisagent pour ce faire de monter une mini-station spatiale autour de notre satellite naturel.

Dans un deuxième temps, à partir de 2028, les Américains prévoient une installation "durable". Pour cela la station autour de la Lune sera appelée à grandir et à s'ouvrir à des partenaires internationaux, comme c'est le cas pour la Station spatiale internationale (ISS) actuelle. L'ESA, qui fournit le module de service de la capsule Orion qui doit amener les astronautes en orbite autour de la Lune, espère bien qu'un astronaute européen ira vers la Lune dans cette seconde phase.

"Le programme scientifique reste à définir"

Le directeur général de l'ESA, Jan Wörner, a confirmé qu'il avait proposé que Thomas Pesquet vole à nouveau sur l'ISS en 2020-2021. Membre du corps européen des astronautes, Thomas Pesquet, 41 ans, avait déjà passé près de six mois dans l'ISS entre novembre 2016 et décembre 2017. "Le programme scientifique reste à définir", a souligné l'astronaute.

Le décollage pourrait se faire sur une fusée américaine depuis Cap Canaveral en Floride, alors que pour son premier vol, Thomas Pesquet était copilote de la fusée russe Soyouz. "Nous sommes dans une phase de transition", Soyouz étant ces dernières années le seul moyen d'accès à l'ISS, a-t-il souligné.

Ambre Lepoivre avec AFP