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Des blobs à bord de la Station spatiale internationale pour une expérience scientifique

Spécimens de blobs

Spécimens de blobs - STEPHANE DE SAKUTIN

Le Centre national d'études spatiales a annoncé ce vendredi le lancement d'une expérience scientifique atypique à partir du 22 avril, sous la surveillance du spationaute française Thomas Pesquet. Ce dernier devra amener avec lui des blobs au sein de la Station spatiale internationale pour étudier leurs réactions sous différentes configurations.

Un blob, curieux organisme ni animal, ni plante, ni champignon, sera mis en culture à bord de la Station spatiale internationale, sous l'oeil de l'astronaute Thomas Pesquet, a annoncé vendredi le CNES qui appelle les établissements scolaires à s'associer à l'expérience sur Terre.

Voir si "le blob se comporte différemment dans l'espace"

Composé d'une unique cellule, le "physarum polycephalum", communément appelé blob, est une espèce vivante à part: sans bouche, ni cerveau, il mange, se déplace, et possède d'étonnantes capacités d'apprentissage. Plusieurs spécimens seront accueillis à bord de la Station spatiale (ISS), où ils feront l'objet d'expériences scientifiques.

Le but est de voir "si le blob se comporte différemment dans l'espace", et d'étudier "les effets de la micropesanteur et des rayonnements sur son évolution", détaille le CNES, l'agence spatiale française, dans un communiqué.

2000 établissement invités à s'associer à cette "expérience éducative"

Dans le cadre de sa mission "Alpha", l'astronaute français Thomas Pesquet, qui doit s'envoler pour l'ISS le 22 avril, "sera chargé de le 'réveiller' et de photographier son évolution selon deux protocoles": l'un testera l'attitude de deux blobs dans un environnement sans nourriture, l'autre fournira à deux autres blobs plusieurs sources de nourriture.

Le Cnes et le CNRS invitent 2000 écoles, collèges et lycées à s'associer à cette "expérience éducative" et à "comparer leurs résultats en classe à ceux obtenus" en orbite.

Dans les classes comme dans la Station, les blobs seront livrés à l'état de "sclérote", c'est-à-dire déshydratés, avant d'être réhydratés pour mener les expériences. Le blob est l'objet de recherche laboratoire d'études d'Audrey Dussutour, directrice de recherche CNRS au Centre de recherches sur la cognition animale à Toulouse.

R.V. avec AFP