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Perturbateurs endocriniens: la définition proposée par Bruxelles "inacceptable" selon Royal

Ségolène Royal veut une réflexion "globale" de l'UE sur les perturbateurs endocriniens

Ségolène Royal veut une réflexion "globale" de l'UE sur les perturbateurs endocriniens - Kenzo Tribouillard AFP

Ségolène Royal a jugé mardi "inacceptable" la proposition de définition des perturbateurs endocriniens formulée par la Commission européenne. Bruxelles bloque depuis 2013 la réglementation de ces substances chimiques.

Ségolène Royal juge "inacceptable" la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission européenne et, à la veille d'une réunion à Bruxelles à ce sujet, a écrit mardi à Jean-Claude Juncker.

Royal veut voir plus large

"La Commission européenne envisage de soumettre mercredi sa proposition de critères d'identification des perturbateurs endocriniens dans les pesticides", indique la ministre de l'Environnement dans un communiqué, en soulignant que "cette proposition est inacceptable".

Ségolène Royal suggère "d'engager dès maintenant une réflexion globale avec les Etats membres pour la mise en place d'une catégorisation des perturbateurs endocriniens, qu'ils soient avérés, présumés ou suspectés" et pas uniquement pour les pesticides. Un membre de son cabinet a indiqué à l'AFP qu'en cas de vote mercredi, la ministre voterait contre.

Un niveau de preuve inatteigniable 

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques présentes dans de nombreux produits du quotidien, qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies. Définir un perturbateur endocrinien permettrait de prendre des mesures réglementaires pour limiter l'impact de ces substances sur la santé.

Mais avec des années de retard, la proposition de la Commission imposerait, selon de nombreux experts, un niveau de preuve de nocivité trop important pour qu'une substance soit identifiée comme perturbatrice endocrinienne. Bruxelles bloque en effet depuis 2013 la réglementation de ces substances.

Selon l'Endocrine society, qui rassemble 18.000 chercheurs et cliniciens internationaux, la définition de la Commission exige "un niveau de certitude scientifiquement presque inatteignable".

M.L. avec AFP