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La définition des perturbateurs endocriniens ne pose aucun souci

Une infirmière donne des soins à un patient dans un hôpital (illustration)

Une infirmière donne des soins à un patient dans un hôpital (illustration) - Jean-Sébastien Evrard - AFP

Des chercheurs indépendants ont constaté que la définition des perturbateurs endocriniens n’opposait pas de difficulté particulière, pointant du doigt le travail de Bruxelles.

La méthode de définition simple utilisée pour les substances cancérogènes suffirait pour établir la définition des perturbateurs endocriniens, assurent sept chercheurs indépendants critiquant la Commission européenne pour ne pas avoir réussi à fournir cette définition depuis 2013, sous de mauvais prétextes.

Ces substances que l'on trouve dans les plastiques, l'alimentation, les pesticides ou les cosmétiques perturbent le fonctionnement hormonal, peuvent entraîner des malformations congénitales et des anomalies du neuro-développement et pourraient favoriser le diabète et l'obésité.

Entre 100 et 200 milliards d’euros/an de prise en charge

L'absence de définition claire des perturbateurs endocriniens entrave leur meilleure réglementation et la gestion de mesures préventives. La Commission a été condamnée en décembre 2015 pour ne pas avoir fourni cette définition attendue au plus tard fin 2013 et s'est fait tancer en mars par les 28 ministres de l'Environnement de l'Union Européenne. Dans l'UE, les coûts qui résultent des effets sur la santé de l'exposition aux perturbateurs endocriniens (PE) sont estimés entre 100 et 200 milliards d'euros par an, selon une étude internationale de 2015.

A.M avec AFP