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EN DIRECT - L'OMS met en garde l'Europe: n'importe quel pays peut se retrouver dans la situation de l'Inde

Des habitants marchent dans une rue piétonne de Paris, au premier jour d'un nouveau confinement partiel dans la capitale française à cause de la pandémie de Covid-19, le 20 mars 2021

Des habitants marchent dans une rue piétonne de Paris, au premier jour d'un nouveau confinement partiel dans la capitale française à cause de la pandémie de Covid-19, le 20 mars 2021 - ALAIN JOCARD © 2019 AFP

À quel rythme desserrer les contraintes sanitaires? Faut-il ouvrir plus rapidement la vaccination? En attendant des annonces d'Emmanuel Macron vendredi, les questions s'accumulent pour l'exécutif.

"La situation en Inde peut se produire n'importe où": l'OMS met en garde l'Europe sur l'assouplissement des restrictions

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde jeudi l'Europe sur l'assouplissement des restrictions, estimant que "la situation en Inde peut se produire n'importe où".

"C'est toujours un défi énorme dans les pays où les mesures de protection individuelle sont relâchées, où il y a des rassemblements de masse, où il y a des variants plus contagieux et où la couverture vaccinale est encore faible, cela peut provoquer une tempête parfaite" pour les systèmes de santé de tout pays, a prévenu le directeur de l'OMS Europe lors d'un point presse en ligne.

UE: BioNTech va déposer une demande d'autorisation pour l'utilisation de son vaccin chez les 12-15 ans

Le laboratoire BioNTech a jugé possible que son vaccin contre le Covid-19 soit homologué d'ici à juin dans l'Union Européenne pour les 12-15 ans. Il n'est pour l'instant autorisé que pour les plus de 16 ans.

Une demande d'autorisation pour son utilisation chez les jeunes adolescents va bientôt être déposé dans l'Union Européenne.

Vaccins AstraZeneca et Janssen: pourquoi seulement pour les 55 ans et plus ?

L'âge de 55 ans minimum pour les vaccins AstraZeneca et Janssen, "a été défini en regardant le rapport entre les bénéfices et les risques, et au-delà de 55 ans, vous avez un risque de faire un Covid sévère, on le sait", explique sur BFMTV Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice de l'ANSM (Agence du Médicament).

À cet âge, "le risque de faire un Covid sévère est largement plus important que le fait de faire un cas de thrombose atypique, très rare. C'est la raison pour laquelle est recommandé à ce stade pour les vaccins adénovirus, l'utilisation chez les 55 ans et plus".

Elle appelle dans le même temps les publics prioritaires à aller se faire vacciner et rappelle qu'en "France nous sommes à quasiment 20 millions de doses qui ont été injectées".

Plus de 700 personnes en quarantaine contrôlées, 62 verbalisations

Un total de 708 personnes ont été contrôlées et 62 verbalisées depuis l'entrée en vigueur de la quarantaine pour tous les voyageurs revenant de cinq pays à risques, face à la menace des nouveaux variants du Covid-19, a appris l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur.

Depuis samedi, tous les passagers en provenance du Brésil, de l'Inde, du Chili, d'Afrique du Sud, d'Argentine, mais aussi de Guyane, font l'objet d'une mise en quarantaine de 10 jours décidée par arrêté préfectoral, et quel que soit le résultat de leur test, positif ou négatif à l'arrivée en France. Ces derniers doivent justifier à leur arrivée d'un test PCR de moins de 36 heures et sont systématiquement testés à nouveau par un test antigénique.

Selon les chiffres de Beauvau, arrêtés à mardi soir, 1888 personnes se sont vu remettre un arrêté de quarantaine, tous aéroports confondus, dont 26 ont été testées positives au Covid-19.

Hormis une permission de sortie entre 10H et 12H, les personnes concernées peuvent faire l'objet d'un contrôle inopiné par les policiers et les gendarmes. En cas d'absence, l'amende encourue est de 1000 à 1500 euros contre 135 euros actuellement pour les autres passagers en provenance de pays extérieurs à l'Union européenne qui ne resteraient pas confinés sept jours à leur arrivée sur le sol français.

Créneaux de vaccination disponibles: "Il y a des disparités régionales", déclare Guillaume Rozier

"Il y a des disparités régionales, des départements où il y a plus de créneaux de vaccination disponibles que d'autres, c'est le cas dans le Sud-Est du pays, en Auvergne-Rhône-Alpes, dans quelques départements du Nord-Ouest, autour de la Bretagne", explique sur BFMTV Guillaume Rozier, créateur de la plateforme "Vite ma dose".

"Dans les départements un peu plus ruraux avec un peu moins d'habitants, il y a un peu moins de créneaux disponibles", alors qu'en "général dans les grandes villes ces derniers jours c'était un peu moins tendu, principalement grâce aux vaccinodromes, aux grands centres qui avaient beaucoup de disponibilités à très court terme"

Selon ses données il y a 758 lieux de vaccination en France actuellement avec des disponibilités. Cela représente "entre 7 et 8 par départements, c'est un maillage qui est quand même assez bon".

327.000 créneaux de vaccination actuellement disponibles selon "Vite ma dose"

"On a 327.000 créneaux de vaccination que les personnes éligibles peuvent réserver pour se faire vacciner aujourd'hui, demain ou dans les prochains jours", déclare jeudi sur BFMTV Guillaume Rozier, fondateur de Covid Tracker et créateur de la plateforme "Vite ma dose". Il souligne que "la très grande majorité de ces créneaux sont pour les 3/5 prochains jours".

Ce chiffre était d'environ 260.000 mercredi, donc "soit la campagne de vaccination accélère, et on a de plus en plus de créneaux, de plus en plus de personnes vaccinées", soit "cela veut dire qu'il y a de plus en plus de créneaux qui ne sont pas pourvus, pour nous c'est très difficile de faire la distinction".

Moderna va investir pour produire 3 milliards de doses de son vaccin en 2022

Le laboratoire américain Moderna a annoncé jeudi avoir l'intention d'investir dans ses chaînes de fabrication pour pouvoir produire 3 milliards de doses de son vaccin contre le Covid-19 en 2022.

La biotech, qui a développé un vaccin reposant sur la technologie de l'ARN messager comme Pfizer/BioNTech, a également revu à la hausse ses anticipations pour 2021 et espère désormais pouvoir fournir entre 800 millions et 1 milliard de doses cette année, a-t-il précisé dans un communiqué.

Inde: 3645 morts du Covid-19 en 24 heures, un record national

L'Inde a enregistré ce jeudi 3645 nouveaux morts du Covid-19, soit 350 de plus que la veille, un nouveau record pour ce pays débordé par la flambée épidémique, selon les chiffres du ministère de la Santé.

Submergée par une forte vague de contaminations, l'Inde a enregistré un total de 204.832 décès liés au coronavirus. Un chiffre probablement fortement sous-estimé, selon de nombreux experts.

Vaccins: Biden vante l'un des plus "grands succès logistiques" de l'histoire américaine

Le président américain Joe Biden a vanté mercredi soir face au Congrès les avancées de son début de mandat: à la tribune, le président démocrate a vanté les "progrès extraordinaires" réalisés aux États-Unis ces derniers mois face au Covid-19 avec en particulier la fulgurante accélération du rythme de vaccination.

C'est "l'un des plus grands succès logistiques" de l'histoire du pays, a estimé Joe Biden.

"Plus de la moitié des adultes ont reçu au moins une injection" et "les décès de personnes âgées ont baissé de 80% depuis janvier", a-t-il souligné, tout en ajoutant, avec prudence: "il reste du travail à faire pour battre le virus, nous ne pouvons pas baisser la garde".

Plus de 96 millions de personnes, soit près de 30% de la population, sont considérées comme totalement vaccinées. Et, dans une décision chargée en symboles, les autorités sanitaires ont annoncé mardi que les Américains ayant reçu les piqûres salvatrices n'avaient désormais plus besoin de porter de masque en extérieur, sauf au milieu d'une foule.

Pour Simon Cauchemez, membre du Conseil scientifique, on ne peut pas "lever toutes les mesures de restriction d'un coup"

Les scénarios de l'Institut Pasteur invitent eux aussi à la présence: son équipe de modélisation a publié lundi différentes projections pour évaluer l'évolution possible de l'épidémie avec une levée des mesures de freinage.

"En cas de levée trop rapide des mesures de freinage le 15 mai, même sous des hypothèses optimistes concernant le rythme de vaccination", une "remontée importante des hospitalisations pourrait être observée", préviennent les chercheurs.

"Il faut tirer de ces modélisations un message de prudence et ne pas penser qu’on peut lever toutes les mesures de restrictions d’un coup, en comptant uniquement sur les vaccins et la météo", décrypte dans Le Figaro Simon Cauchemez de l'Institut Pasteur, également membre du Conseil scientifique. "Leurs effets ne seront pas suffisants pour que, dès le 15 mai, on puisse tout relâcher."

"Si l’on étale progressivement la levée des restrictions sanitaires jusqu’à début juillet, avec un rythme plus soutenu sur la vaccination, on se retrouve au début des grandes vacances dans une situation épidémique plus tenable", poursuit-il. "Et, comme à ce moment il y aura davantage de personnes vaccinées, le risque de rebond sera moins important."

Pour Catherine Hill, le déconfinement n'est pas "absolument pas raisonnable"

Catherine Hill est moins optimiste que Jean Castex quand il s'agit d'analyser la situation sanitaire. Invitée de BFMTV mercredi soir, l'épidémiologiste a jugé - courbes à l'appui - la perspective d'un déconfinement "absolument pas raisonnable".

"Le virus continue à circuler", rappelle l'épidémiologiste, pour qui "la situation est vraiment mauvaise" avec toujours des niveaux très élevés à l'hôpital - même si une légère baisse s'est amorcée.

"Qu'est ce qu'il va se passer?", interroge-t-elle. "On va lever le pied, ça ne va pas continuer à descendre, ou alors vous croyez au père Noël. Ça va remonter."

Castex juge que la situation épidémie "s'améliore à un rythme régulier"

Selon Jean Castex, la situation épidémique continue "de s'améliorer à un rythme régulier": le nombre de cas quotidiens est passé en moyenne hebdomadaire de 38.000 cas au plus haut de cette troisième vague à 26.200 très précisément sur les sept derniers jours". Le taux de reproduction (R) du virus, indicateur-clé correspondant au nombre de personnes infectées pour un seul malade, a baissé à 0,89 mardi, selon lui.

"Cela veut dire que le niveau de circulation reste élevé" mais que "nous voyons une tendance à la baisse, qui est plus lente qu'en novembre" et dont l'impact sur les hospitalisations "ne se traduit encore que très timidement dans l'évolution du nombre de malades en réanimation", a-t-il résumé mercredi.

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés est repassé mercredi sous la barre des 30.000, pour la première fois depuis début avril, tandis que le nombre de patients en réanimation flirte toujours avec les 5900, même si les chiffres des admissions étaient en baisse, selon les chiffres de Santé publique France.

Macron a déjà commencé à esquisser son plan de déconfinement

Ces derniers jours, Emmanuel Macron a déjà esquissé les différentes étapes de la réouverture progressive du pays après la reprise des cours dans les écoles lundi. Devant des maires mardi soir, il a laissé entendre que son plan de réouvertures progressives s'étalera jusqu'au mois de juillet.

En déplacement en Seine-et-Marne lundi, il a déjà évoqué un possible allègement du couvre-feu dans les semaines à venir car "19 heures c'est tôt". Le président de la République a également maintenu son objectif d'une réouverture des terrasses mi-mai.

Vers une fin du couvre-feu national le 2 juin

Jean Castex a déjà confirmé mercredi que les restrictions de circulation seront levées dès le 3 mai et que le couvre-feu devrait prendre fin le 2 juin, comme le prévoit le projet de loi sur l'état d'urgence qui a été examiné en Conseil des ministres.

Cette levée des restrictions "sera progressive à mesure que la campagne de vaccination se déploie", a souligné Jean Castex, alors qu'Emmanuel Macron avait déjà précisé lundi qu'elle se ferait "tout doucement" à "partir du début du mois de mai".

Macron va présenter son plan de déconfinement dans la presse régionale

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'évolution de l'épidémie de Covid-19. Fin du suspens dans quelques heures: Emmanuel Macron doit présenter vendredi "les perspectives" de "sortie progressive" des mesures de restrictions, autrement dit le calendrier du déconfinement.

Le chef de l'État a choisi de s'exprimer dans un entretien publié vendredi matin par la presse quotidienne régionale et non à l'occasion d'une allocution télévisée comme il l'a fait à plusieurs reprises depuis le début de la crise.

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