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Covid-19: comment vont être décidés les possibles reconfinements locaux?

Jean  Castex, lors d'une conférence de presse sur la crise sanitaire le 25 février 2021.

Jean Castex, lors d'une conférence de presse sur la crise sanitaire le 25 février 2021. - BFMTV

Lors d'une nouvelle conférence de presse sur la situation épidémique, le Premier ministre a affirmé que "des concertations avec les élus" locaux allaient être lancées dans 20 départements.

Le Premier ministre Jean Castex a dévoilé ce jeudi une liste de 20 départements placés en "surveillance renforcée", incluant les Alpes-Maritimes et le Nord. Dans ces territoires, des concertations vont s'instaurer entre élus locaux et représentants de l'État, afin de déterminer ensemble les "mesures de freinage" à appliquer pour atténuer la diffusion du coronavirus.

De nouvelles mesures le 6 mars

"J’ai demandé aux préfets des départements concernés d’engager des concertations avec les élus en vue d’inviter sans attendre tous les habitants à la plus grande vigilance et d’envisager, dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque", a affirmé Jean Castex.

Le Premier ministre a ensuite indiqué qu'un "point la semaine prochaine" sera organisé. "Nous déciderons alors, si la situation continue de se dégrader, nous prendrons des mesures renforcées qui entreront en vigueur à compter du week-end du 6 mars."

Outre les Alpes-Maritimes et le Nord, 18 départements métropolitains connaissent un taux d'incidence supérieur à 250 cas pour 100.000 habitants sur les sept derniers jours. Ces territoires sont au-dessus du seuil d'alerte maximale défini par le gouvernement, avec des proportions plus importantes de variants britannique, sud-africain et brésilien du Covid-19.

Dialogue avec élus locaux

Dans les Alpes-Maritimes et dans le Nord, le gouvernement a voulu montrer qu'il était à l'écoute des élus locaux et des professionnels du terrain. Samedi dernier, le ministre de la Santé s'est déplacé samedi à Nice, où il s'est entretenu avec différents professionnels de santé de la ville et a visité un centre de vaccination. Le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez a ensuite pris le relais, en s'entretenant avec les maires des grandes villes et les représentants des élus ruraux, afin de choisir la meilleure option face à la situation épidémique.

En début de semaine, un même scénario à Dunkerque: les vingt maires de la métropole ont se sont entretenus avec le gouvernement, avec Jean Castex puis Olivier Véran qui s'est rendu sur place mercredi.

Un "dernier sursis"

L'objectif de l'exécutif est bien sûr de montrer que les décisions de nouvelles restrictions, à savoir un confinement le week-end, ne sont pas prises verticalement.

"Nous devions agir et nous l’avons fait, avec le soutien des élus de ces territoires dont je veux saluer ici l’esprit de responsabilité", a déclaré Jean Castex.

Toutefois, force est de constater que la parole des élus locaux n'a pas véritablement été écoutée. Dans les deux départements, plusieurs élus espéraient échapper à un nouveau confinement, même partiel.

Le maire de Cannes, David Lisnard, a ainsi déploré sur Facebook, un confinement partiel qui "va détruire encore un peu plus notre économie, nos emplois, et notre moral". Le maire de Dunkerque avait réclamé un "dernier sursis" pour ses habitants, qui sont pourtant contraints à un nouveau confinement partiel, au moins pour deux semaines.

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Reconfinement

Esther Paolini Journaliste BFMTV