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Coronavirus: l'OMS s'alarme car trop de pays "prennent la mauvaise direction"

Emblème de l'Organisation mondiale de la santé au siège de l'OMS à Genève le 24 février 2020

Emblème de l'Organisation mondiale de la santé au siège de l'OMS à Genève le 24 février 2020 - Fabrice COFFRINI © 2019 AFP

Pour l'Organisation mondiale de la santé, "le virus reste l'ennemi public numéro un" alors qu'un nombre record de contaminations a été dénombré pour la seule journée de dimanche.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti ce lundi que de nombreux pays ne prenaient pas les bonnes mesures face à la pandémie, au lendemain d'une journée record de 230.000 nouveaux cas de coronavirus.

"Je veux être franc avec vous: il n'y aura pas de retour à l'ancienne normalité dans un avenir prévisible", a souligné le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle.

"Le virus reste l'ennemi public numéro un, mais les actions de nombreux gouvernements et personnes ne reflètent pas cela", a-t-il déclaré, avant d'assurer: "Trop de pays prennent la mauvaise direction". "Les messages contradictoires des dirigeants sapent l'ingrédient le plus essentiel de toute réponse: la confiance", a-t-il ajouté, sans citer leurs noms.

Le chef de l'OMS a une fois de plus appelé les gouvernements à communiquer clairement avec leurs citoyens et à mettre en place une stratégie globale visant à supprimer la transmission et à sauver des vies, tout en demandant aux populations de suivre les multiples gestes barrière, comme respecter la distance, se laver les mains et porter un masque, et de s'isoler s'ils étaient malades.

Un risque que les choses aillent de "de pire en pire"

"Si les principes élémentaires ne sont pas suivis, cette pandémie ne pourra aller que dans une seule direction. Cela va aller de pire en pire", a-t-il assuré.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 569.000 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre. Les Etats-Unis, qui ont recensé leur premier mrot lié au coronavirus début février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, suivis du Brésil.

"L'épicentre du virus se trouve toujours sur le continent américain, où plus de 50% des cas ont été enregistrés dans le monde", a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Nous espérons tous qu'il y aura un vaccin efficace, mais nous devons nous concentrer sur l'utilisation des outils dont nous disposons actuellement pour supprimer la transmission et sauver des vies", a-t-il ajouté.

Le haut responsable de l'agence spécialisée de l'ONU a appelé à "accélérer les travaux scientifiques, trouver des solutions communes et mettre en place une réponse mondiale cohérente et solidaire".

Jé. M. avec AFP