BFMTV
Santé

"À titre personnel, je le garde": ces enseignants qui ne comptent pas retirer leur masque malgré la fin de l'obligation

Au premier jour de la mise en place de l'allègement du protocole sanitaire dans les établissements scolaires, certains enseignants craignent une décision prématurée de la part du gouvernement.

Réticent à retirer le masque? Si le port du masque en classe n'est plus obligatoire à partir de ce lundi, sauf cas contact, certains enseignants ne se disent pas encore prêts à s'en passer, alors que les indicateurs montrent que la pandémie de Covid-19 repart à la hausse et que le ministre de la Santé Olivier Véran met en garde face à un "rebond" de l'épidémie.

"On voit qu'il y a un léger rebond de l'épidémie, il y a la question des maladies saisonnières qui est également présente. À titre personnel, je le garde", déclare à BFMTV François Delcour, professeur des écoles, en classe de CP.

Dans cette école primaire, les cas de Covid-19 n'ont pas disparu et on estime que la pandémie est loin d'avoir dit son dernier mot.

"Pendant les vacances, j'ai eu 3 cas et j'ai eu un cas hier. L'été arrive, on a moins de risque, mais je suis prêt à parier qu'on le remettra cet hiver", estime ainsi Jean Dewere, le directeur de l'établissement.

Le masque de retour si cas positif

De leur côté, les élèves se réjouissent en majorité de l'allègement du protocole sanitaire. "Ça va faire du bien, ça me grattait et j'avais des plaques", déclare une jeune élève de CM2. Mais une autre se montre un peu moins pressée et ne pense pas retirer son masque dès ce lundi.

"Après, je l'enlèverai", assure-t-elle.

Si un cas positif est détecté dans une classe, ces élèves devront cependant ressortir le masque. En effet, le ministère recommande toujours "fortement le port du masque en intérieur pendant 7 jours après la survenue du cas confirmé".

Les chiffres de contamination en hausse

La levée du port du masque par le gouvernement a été décidée à contre-courant des chiffres actuels de l'épidémie qui montrent que les contaminations sont actuellement de nouveau en augmentation. De quoi interroger les professionnels de santé.

"C'est un signal: 'allez voter, tout va bien, le gouvernement s'en est très bien sorti.' (...) Mais les arrivées à l'hôpital et en réanimation ont cessé de diminuer et recommencent à augmenter, donc la situation n'est pas très très bonne", analyse Catherine Hill, épidémiologiste.

À partir ce lundi, le brassage entre élèves de différentes classes, les sports de contact et la piscine sont de nouveau autorisés.

Juliette Desmonceaux