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Virginie Calmels se dit "soulagée" après son éviction des Républicains

Virginie Calmels

Virginie Calmels - JACQUES DEMARTHON / AFP

Limogée du poste de numéro deux de LR par le président du parti, Laurent Wauquiez, Virginie Calmels se dit ce lundi soir "soulagée" de cette décision mais "peinée pour sa famille politique".

"Je suis peinée aujourd'hui pour cette famille de la droite (...) en train d'éclater sous nos yeux", a confié Virginie Calmels lundi soir sur le plateau de TF1, à la suite de son éviction du poste de numéro 2 des Républicains. 

"Soulagée à titre personnel", elle reproche néanmoins à Laurent Wauquiez d'imposer une ligne "unique", "populiste et identitaire". 

"Laurent Wauquiez impose à la famille de la droite une ligne unique qui est en fait identitaire et populiste. Ce n'est pas ça, la famille de la droite. Pour moi, elle doit être équidistante d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, et pas pencher d'un côté plutôt que d'un autre", a expliqué Virginie Calmels.

Le conflit entre les deux membres des Républicains a éclaté après un tract intitulé "Pour que la France reste la France." Un document vivement critiqué par la vice-présidente déléguée du parti. "Un tract de gros rouge qui tache, digne du Jean-Marie Le Pen d'il y a trente ans: c'est daté, c'est vieux, c'est de la vieille politique", a-t-elle jugé lundi. 

"Laurent Wauquiez a rompu le pacte de confiance"

"J'ai essayé de croire au rassemblement tel que voulu par Alain Juppé quand il a fondé l'UMP, ou par Nicolas Sarkozy quand il a dynamisé Les Républicains", a expliqué l'élue bordelaise, qui avait rejoint Laurent Wauquiez à l'été 2017, lors de la campagne interne pour la présidence du parti.

Laurent Wauquiez "est venu me chercher pour faire un tandem. Il a dit qu'il voulait rassembler et renouveler, et que je cochais ces deux cases. Mais depuis, il a rompu le pacte de confiance entre nous en travaillant seul, aucun débat préalable à toutes ses prises de position successives", a t-elle accusé.

"Il ne suit pas les recommandations de ce président de coeur qu'est Nicolas Sarkozy, qui prône le rassemblement et qui l'a fait lui-même"

L'ancienne directrice générale d'Endemol Monde a expliqué qu'elle entendait à l'avenir continuer de "porter des convictions et des valeurs". "D'abord dans mon mouvement, DroiteLib, et puis à Bordeaux" où elle est la première adjointe d'Alain Juppé.

Cy.C avec AFP