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Valls et Aubry: une vieille rivalité

Sourire de façades entre Martine Aubry et Manuels Valls lors d'un meeting commun en mai 2014.

Sourire de façades entre Martine Aubry et Manuels Valls lors d'un meeting commun en mai 2014. - Philippe Huguen - AFP

Manuel Valls et Martine Aubry doivent déjeuner ensemble jeudi. Les deux socialistes se détestent depuis longtemps et défendent des lignes diamétralement opposées au sein du PS. Retour sur une vieille rivalité travers quelques moments forts.

Ils ont finalement déjeuné ensemble jeudi. Martine Aubry qui se disait "trop occupée" a fini par céder et trouver une place dans son agenda pour rencontrer Manuel Valls. L'atmosphère devrait être tendue. Les deux socialistes défendent des positions diamétralement opposées au sein du PS. Retour sur une vieille rivalité travers quelques moments forts.

De la lettre à la primaire

Manuel Valls avait été un soutien de Ségolène Royal face à Martine Aubry lors du congrès de Reims en 2008 et depuis ils se sont toujours affrontés.

Lorsque ce dernier critiquait le PS qu'elle dirigeait, la fille de Jacques Delors lui avait envoyé en juillet 2009 un courrier pour lui expliquer en substance que "le parti, tu l'aimes ou tu le quittes". "Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste", écrivait-elle. "Le Parti socialiste ne m'appartient pas il n'appartient pas à Martine Aubry", lui répliquait alors le maire d'Evry.

Ils avaient enfin été adversaires lors de la primaire PS en 2011.

Aubry demande des "inflexions"

Après l'accession de François Hollande à l'Elysée en 2012, Martine Aubry a, un temps, modéré son propos. Mais depuis quelques mois, les piques sont revenues. En mai 2014, ils avaient fait meeting commun à Lille pour les européennes. Mais entre deux caresses et sourires de façade, chacun envoyait des piques à l'autre. La première reprochant au second de faire une politique d'austérité que lui nie.

Cet été, le combat par média interposé a repris quand Martine Aubry a dit qu'il n'était "pas trop tard pour réussir le quinquennat" à condition de faire quelques "inflexions" dans la politique économique. "Il est temps que la responsabilité gagne les esprits et les cœurs de chacun", lui répondait à Bologne le Premier ministre le 7 septembre dernier. "Faut pas se crisper, il faut simplement discuter", répliquait le lendemain celle qui réaffirmait encore la semaine dernière qu'elle ne serait pas entrée dans le gouvernement Valls si on lui avait demandé.Ambiance.

Karine Lambin