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Valérie Pécresse "ne partage pas du tout" l'appel des 72 maires à soutenir la politique de Macron

Valérie Précresse invitée du "Grand Jury" RTL/LCI/le Figaro

Valérie Précresse invitée du "Grand Jury" RTL/LCI/le Figaro - RTL - Frédéric Bukajlo - Sipa Press

Selon la présidente de la région Ile-de-France, cet appel lancé dans le JDD ce dimanche éclaire "l'urgence de construire une droite moderne".

Valérie Pécresse a affirmé dimanche qu'elle ne partageait "pas du tout" l'appel des 72 maires et élus locaux de droite et du centre en soutien à Emmanuel Macron samedi, mais y a vu un signe de "l'urgence de construire une droite moderne".

"Moi, je quitte Les Républicains, mais je reste de droite et je reste dans l'opposition, et donc je ne partage pas du tout leur appel", a déclaré la présidente de la région Ile-de-France au sujet de cette tribune d'élus publiée dans Le Journal du dimanche.

Mais, a-t-elle ajouté, lors de l'émission le "Grand Jury" sur RTL, LCI et Le Figaro, "cet appel de 72 maires de la droite et du centre montre encore plus, s'il en était besoin, l'urgence de construire une droite moderne, une droite qui corresponde à la sensibilité de ces maires (...) qui ont toujours été dans notre famille politique".

Reconstruire une droite à la fois "conservatrice", "moderne" et "centriste"

Pour la responsable, qui a annoncé mercredi son départ du parti de droite, "ils confirment totalement mon intuition" de la nécessité de reconstruire la droite "sous l'égide" de l'initiative de Gérard Larcher (LR), qui a annoncé une "grande convention nationale" en octobre.

Cela doit se faire avec "trois piliers": un "pilier de droite conservatrice" qu'est LR, "un pilier centriste" et "la droite moderne", a-t-elle développé. Cette "droite moderne" qu'elle entend incarner doit assumer "de remettre la question économique et sociale à un rang de priorité numéro un".

Interrogée à plusieurs reprises sur ses ambitions présidentielles éventuelles pour 2022, Valérie Pécresse a botté en touche, jugeant "très indécent" d'évoquer cette échéance et assurant avoir "surtout l'ambition qu'on construise cette grande alternative à Emmanuel Macron", qui "ne mène pas une politique de droite".

"Je joue collectif, je joue avec le centre droit, je joue à côté des LR, mais je joue dans le cadre de l'initiative de Gérard Larcher", a-t-elle martelé.

La présidente de région a rapporté s'être entretenue avec le président du Sénat et Nicolas Sarkozy avant d'annoncer son départ. L'ex-chef de l'État a été a-t-elle dit, "un peu surpris". Mais il a compris "que je n'arrivais plus à faire vivre les valeurs de droite telles que je souhaite les exprimer dans Les Républicains".

Juliette Mitoyen avec AFP