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Vague verte: pour Macron, "l'ambition climatique ne doit pas dépendre de quelque cycle électoral"

Au lendemain d'une vague verte historique au second tour des municipales, Emmanuel Macron a estimé que "l'ambition climatique" ne devait pas être corrélée aux résultats de scrutins locaux.

Le chef de l'Etat, en déplacement à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel ce lundi, a promis d'apporter "des réponses fortes" en matière d'écologie, alors que son parti a essuyé la veille un échec cuisant aux élections municipales. Ce scrutin s'est soldé par une vague verte dans plusieurs grandes villes françaises, telles que Lyon, Bordeaux, Strasbourg, ou encore Grenoble.

"Je pense qu'il ne s'agit pas, dans la conduite de la vie de la nation, de tirer des conséquences excessives de scrutins qui sont d'abord des scrutins locaux", a déclaré Emmanuel Macron en conférence de presse ce lundi soir. "Plus fondamentalement, je pense que l'ambition climatique ne doit pas dépendre et être en réaction à quelque cycle électoral que ce soit", a-t-il poursuivi. "C'est une nécessité pour l'Humanité. C'est un devoir moral et je crois aussi que c'est une partie de notre souveraineté ".

Une deuxième partie de mandat sous le signe de l'écologie?

Emmanuel Macron a ensuite adressé ses félicitations à l'ensemble des maires élus dimanche et en mars dernier dans leurs communes. "Ce sont des hommes et des femmes d'engagement qui portent l'ambition que nous avons pour le pays. Je sais combien nous avons besoin d'eux", a salué le chef de l'Etat.

Il devrait de manière générale préciser, dans les jours qui viennent, son intention affichée de "se réinventer" pour les deux dernières années de son mandat, alors qu'un remaniement ministériel pourrait êre annoncé dans le courant de cette semaine. Mais les résultats de dimanche rendent la thématique écologiste incontournable.

Ce lundi à la mi-journée, le président Macron a d'ailleurs répondu aux propositions de la Convention citoyenne sur le climat, en annonçant qu'il comptait transmettre au gouvernement ou au Parlement, ou encore soumettre à référendum "la totalité des propositions" de la Convention citoyenne pour le climat, "à l'exception de trois d'entre elles".

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV