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Situation "alarmante" des migrants à Paris: la "colère froide" d’Anne Hidalgo contre l’Etat

Anne Hidalgo.

Anne Hidalgo. - AFP

Anne Hidalgo demande à l'Etat de "mettre à l'abri dans des conditions dignes" les migrants présents dans des campements de fortune au nord de Paris. "En colère", la maire de Paris interpelle sur une situation "alarmante".

"Cela ne peut plus durer". Anne Hidalgo a fait part de sa "colère" ce mardi dans une série de messages publiés sur Twitter. La maire de Paris s'est rendue ce mardi dans le nord de Paris où se sont reformés des campements de migrants malgré plusieurs évacuations.

"La situation porte de La Chapelle et porte d'Aubervilliers est une fois encore alarmante. Un millier de femmes et d'hommes réfugiés dorment dans des campements de rue et sur les talus du périphérique, dans des conditions inhumaines, en attendant leur prise en charge par l'Etat", écrit Anne Hidalgo.

A cette situation complexe s'ajoute la présence de toxicomanes à proximité sur "la colline du crack" déplore la maire de Paris.

"Je suis en colère, une colère froide. Je ne comprends pas pourquoi l'Etat laisse ainsi prospérer le chaos aux portes de la capitale de la France", poursuit Anne Hidalgo rappelant que la mise à l'abri des migrants est de la compétence de l'Etat.

Une centaine d'arrivées chaque semaine

La maire de Paris insiste sur "les aides d'urgence" déployées par les associations et la Ville mais estime que "la situation n'a fait qu'empirer" depuis la fermeture du centre d'accueil humanitaire de la porte de la Chapelle il y a un an. Anne Hidalgo s'inquiète de voir les campements grandir dans les prochaines semaines.

"Nous estimons qu'une centaine de personnes supplémentaires les rejoint chaque semaine. Et la situation sanitaire va irrémédiablement continuer de se dégrader", ajoute-t-elle encore.

S'adressant à l'Etat, elle réclame la mise à l'abri "dans des conditions dignes" des migrants ainsi que l'élaboration d'un plan d'urgence. "Évidemment, la Ville de Paris y prendra toute sa part, avec le soutien précieux et sans faille des associations", assure Anne Hidalgo qui prévoit de se rendre "toutes les semaines sur ces campements" "tant que cela ne sera pas mis en place". 

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Carole Blanchard