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Sénatoriales: Édouard Philippe en campagne pour soutenir Sébastien Lecornu, tête d'une liste LR

Le Premier ministre Edouard Philippe monte en voiture à la sortie de l'Elysée, le 29 juin 2020 à Paris

Le Premier ministre Edouard Philippe monte en voiture à la sortie de l'Elysée, le 29 juin 2020 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Selon les informations de BFMTV, l'ex-Premier ministre va se rendre le 23 septembre dans l'Eure, où son ami et ministre est tête d'une liste qui compte de nombreux élus Les Républicains.

Voyage en terre de droite macroniste. C'est ce que va faire Édouard Philippe le 23 septembre. D'après les informations de BFMTV, l'ancien Premier ministre se rendra à Neubourg, dans l'Eure, où se présente son ami et actuel ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, aux élections sénatoriales.

L'ex-maire de Vernon, ancien membre des Républicains, est tête d'une liste qui compte notamment des élus LR: la sénatrice Nicole Duranton et le président du conseil départemental, Pascal Lehongre. Une alliance assumée de LaREM avec la droite Macron-compatible, qu'incarne parfaitement Sébastien Lecornu, dont les ambitions sénatoriales sont connues de longue date. Ce scrutin à un tour, qui s'appuie sur un collège de grands électeurs, doit avoir lieu le 27 septembre.

Soutien à une liste 100% LR

Ce n'est pas le seul déplacement de soutien qu'effectuera Édouard Philippe. Le 16 septembre, comme l'a révélé L'Opinion, il sera aux côtés d'Agnès Canayer, candidate LR en Seine-Maritime. Cela n'a en soi rien de suprenant: la sénatrice siège au groupe LR, dirigé par Bruno Retailleau, mais n'est plus membre du parti depuis février.

De surcroît, Agnès Canayer est une proche de l'édile du Havre, qui figurait sur sa liste lors des dernières élections municipales et qui est désormais membre de son équipe à la mairie. Cela n'empêche pas la tête de liste d'être également soutenue par Bruno Retailleau et par Gérard Larcher, président LR du Sénat qui rate rarement une occasion de décocher des flèches contre Emmanuel Macron.

Avec ces déplacements, Édouard Philippe continue donc de quadriller les terres de droite susceptibles de se rallier au chef de l'État.

Par Jules Pecnard avec Benjamin Duhamel