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Sarkozy: "Il y aura des primaires" à droite pour 2017

Nicolas Sarkozy, lors de son meeting.

Nicolas Sarkozy, lors de son meeting. - Philippe Huguen - AFP

L'ancien chef d'Etat a tenu ce jeudi son premier meeting depuis son retour en politique. Nicolas Sarkozy a rendu hommage à Hervé Gourdel et assuré qu'il y aurait des primaires pour désigner le candidat de droite à l'élection présidentielle de 2017.

Nicolas Sarkozy a tenu jeudi soir à Lambersart (Nord) son premier meeting depuis son retour en politique. Il a notamment évoqué la mort d'Hervé Gourdel, les primaires à droite pour 2017, l'état de l'UMP et la présidence François Hollande.

Hervé Gourdel: "La France doit être unie"

"Je voudrais vous demander une minute d'attention parce qu'un Français vient d'être assassiné par des gens qui par leur barbarie font honte à l'humanité. Je voudrais m'incliner devant la mémoire d'Hervé Gourdel", a commencé Nicolas Sarkozy.

"Quand la sécurité nationale est en jeu, la France doit être unie", a ajouté l'ancien Président. "La démocratie française ne s'arrête pas parce que des sanguinaires assassinent", a-t-il assuré pour justifier la tenue de son meeting au lendemain du drame.

2017: "Il y aura des primaires"

L'ancien chef d'Etat a assuré pour la première fois publiquement qu'il y aurait des primaires à droite pour désigner le candidat à l'élection présidentielle de 2017. "Ne faisons pas de ce sujet une inutile querelle", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Je souhaite maintenant qu'on n'en parle plus", a-t-il ajouté.

Hollande: "Que reste-t-il de 'Moi, Président'?"

Nicolas Sarkozy a critiqué le gouvernement et François Hollande, moquant la promesse du candidat socialiste en 2012 de séparer vie privée et vie publique. "Que reste-t-il de l'immense 'Moi, Président'?" "On s'attendait au pire, au moins de ce point de vue, nous n'avons pas été déçus", a déclaré Nicolas Sarkozy.

L'UMP: Il faut "un minimum d'autorité"

"Aucune organisation ne peut fonctionner sans un minimum d'autorité", a assuré celui qui est candidat à la présidence de l'UMP. Nicolas Sarkozy a assuré qu'il aurait besoin de "l'expérience et du talent" d'Alain Juppé, mais aussi de François Fillon et de Nathalie Kosciusko-Morizet. Les querelles "ont ridiculisé notre famille politique", a ensuite critiqué l'ancien chef d'Etat, se posant en garant de l'unité de l'UMP.

  • Gaz de schiste: "la gauche est réactionnaire"

"Je ne peux pas accepter que les Etats-Unis soient devenus du point de vue de l'énergie indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles, c'est inacceptable", a lancé l'ancien chef de l'Etat. "Je souhaite clairement que nous réfléchissions aux conséquences du principe de précaution auquel je préférerai toujours le principe de responsabilité", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui estime la gauche "réactionnaire" sur ce sujet.

Le mariage homosexuel: "Nous déciderons ensemble"

"L'homophobie est une injure inacceptable", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a refusé de trancher la question du mariage pour tous. "Nous déciderons ensemble", a assuré l'ancien chef d'Etat. Nicolas Sarkozy a aussi déclaré qu'il ne voulait pas blesser par ses paroles, "même s'il (lui est) arrivé de le faire".

Fonctionnaires, chômeurs, RSA: des propositions chocs

  • Nicolas Sarkozy souhaite que les embauches dans la fonction publique ne se fassent plus automatiquement avec "la règle du statut à vie". L'ancien chef d'Etat estime par ailleurs qu'il n'est "pas acceptable" qu'un chômeur "refuse une activité rémunérée". Nicolas Sarkozy a aussi proposé un référendum sur le RSA afin de savoir si les Français acceptent que ceux qui le touchent soient obligés d'exercer en "contrepartie" une "activité au service de la collectivité".

Rapports avec l'Allemagne: "J'ai honte"

"J'ai eu honte d'entendre certains dirigeants demander à l'Allemagne d'aller moins vite (...). La place du génie français c'est d'être en tête du peloton des grandes nations, pas de demander piteusement de ralentir l'allure moyenne", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Assemblée nationale et Sénat: "réduire le nombre de parlementaires"

"Il faut réduire le nombre de nos parlementaires et leur redonner un poids et un rôle central", a assuré Nicolas Sarkozy. "Une assemblée pléthorique est en fait inaudible", a déclaré l'ancien chef de l'Etat, qui souhaite consulter les Français sur la question. Concernant la réforme territoriale, il a assuré que celle-ci n'avait "aucun sens" et n'obéissait à "aucune logique". Là encore, Nicolas Sarkozy veut consulter directement les citoyens par le biais d'un référendum.

M. K.