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Réforme des retraites: Ségolène Royal dénonce "l'égo machiste" de l'exécutif

Ségolène Royal à Paris, le 11 décembre 2017

Ségolène Royal à Paris, le 11 décembre 2017 - Eric Piermont / AFP

Ségolène Royal a critiqué de nouveau ce lundi matin la politique du gouvernement et a appelé au retrait du texte sur la réforme des retraites, dénonçant la "brutalité politique" de l'exécutif qui refuse de faire marche arrière.

L'ancienne ministre socialiste Ségolène Royal a dénoncé ce lundi "l'égo machiste" de l'exécutif et estimé qu'il est "plus que temps" qu'il saisisse la main tendue de Laurent Berger, le patron de la CFDT, pour sortir du conflit sur la réforme des retraites. "Bien sûr (qu'il faut accepter cette main tendue, NDLR), il est plus que temps d'ailleurs", a répondu sur France 2 l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a de nouveau demandé dimanche le retrait de l'âge pivot, mesure "injuste" et "inutile", et a proposé sur France 2 "une conférence de financement" du système de retraites distincte du projet de loi en préparation.

L'ancienne ministre dénonce une "brutalité politique"

Selon Ségolène Royal, "l'âge pivot, c'est quelque chose qui n'était pas dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron et qui n'a rien à faire dans cette réforme". Et "la seconde proposition qui concerne la commission de financement, c'est tout simplement une demande de démocratisation du processus car ce qui pêche, aujourd'hui, c'est la concentration du pouvoir entre les mains de quelques-uns qui décident pour 60 millions de Français", a-t-elle ajouté.

"Cet état désolant qui est dû à une brutalité politique doit cesser", a insisté Ségolène Royal en appelant de nouveau au retrait du texte. "Ce qu'on attend du Premier ministre ce matin, c'est du bon sens et c'est de l'empathie par rapport à ce qui se passe et c'est d'arrêter d'être sur cet égo machiste qui consiste à dire: on l'a dit, on le fait", a-t-elle critiqué.

Invitée à préciser qui elle visait avec cette accusation, elle a désigné "le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l'Economie et le ministre du Budget", en assurant qu'"ils ne seront pas humiliés en reculant".

J. G. avec AFP