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Pour la troisième fois, la loi de moralisation de la vie publique change de nom

François Bayrou

François Bayrou - THOMAS SAMSON / AFP

Après un amendement du Sénat, la loi "pour la régulation de la vie publique" redevient la loi "pour la confiance dans l'action publique".

"Moralisation", "confiance", "régulation": la loi censée rompre avec les pratiques d'une "vieille politique" qu'Emmanuel Macron exècre n'en finit plus de changer de nom.

D'abord baptisée "loi pour la moralisation de la vie publique", le texte avait une première fois changé d'état civil, pour éviter une confusion entre les domaines du droit et de l'éthique. Il avait alors été renommé, "loi pour la confiance dans l'action publique". 

Après avoir été brièvement désignée sous l'appellation plus pragmatique "loi pour la régulation de la vie publique", c'est finalement "pour la confiance dans l'action publique" qui sera l'intitulé du projet, amendé par le Sénat. L'amendement "privilégie un intitulé traduisant la volonté du gouvernement de restaurer la confiance que doivent avoir les citoyens dans l'action tant des élus que du gouvernement", explique la chambre haute.

Une versatilité qui traduit l'embarras de l'exécutif et des parlementaires à propos d'un texte qui pourrait facilement se retourner contre eux dès la première affaire. En témoigne la démission de François Bayrou, instigateur du texte dont les fonctions de garde des Sceaux et l'enquête lancée à propos d'emplois possiblement fictifs au Modem étaient devenus politiquement incompatibles

L.N.