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Plan anti-Macron: à Marseille, la France insoumise veut frapper fort

Le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon, qui se réunit à Marseille pour son université d'été, se veut dorénavant comme la grande force d'opposition à Emmanuel Macron.

La seconde édition des Amfis d'été de La France insoumise (LFI) a commencé ce jeudi au parc Chanot à Marseille. Quelque 3000 personnes sont attendues, selon les organisateurs. Jean-Luc Mélenchon y a d'ailleurs fait sa rentrée politique hier. Lors d'une conférence devant environ 1200 militants, le leader de LFI a dévoilé un nouveau visage.

"Une alliance de la gauche"

Cette année en effet, les débats sont placés sous le signe de l'ouverture politique: deux députés Les Républicains, des écologistes, un communiste, des socialistes et même des hamonistes sont présents. Une nouvelle ligne stratégique plutôt bien accueillie par les militants et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon.

"Quel que soit le parti, tout le monde est accueilli, il n'y a aucune raison", témoigne pour BFMTV l'un d'entre eux. "C'est intéressant s'ils interviennent et qu'il peut y avoir des points d'entente et que l'on réussisse à avoir vraiment une alliance de la gauche qui veuille dire quelque chose, qui reste à gauche. Si c'est pour juste redevenir un nouveau PS, en quelque sorte, c'est par forcément utile", poursuit un autre.

"Tout le monde souhaite venir"

Objectif: les élections européennes, prochaine échéance électorale qui se tiendra en mai 2019. Mais aussi la volonté d'apparaître toujours plus comme une force centrale dans le pays. "On a déjà invité, dans toutes nos universités d'été, d'autres partis", remarque pour BFMTV Éric Coquerel, député de La France insoumise.

"Ce qui est nouveau, c'est que tout le monde souhaite venir. C'est une reconnaissance de la centralité que nous avons dans la vie politique, ça veut dire qu'en tant que démocrate on est capable de débattre avec tout le monde. Mais ce n'est pas quelque chose qui ferait en sorte d'être moins incisif, moins offensif. On va l'être tout autant cette année vis-à-vis de Monsieur Macron et sa politique."

Jean-Luc Mélenchon souhaite d'ailleurs transformer les élections européennes, premier scrutin depuis la présidentielle, en référendum anti-Macron.

C.H.A. avec Marion Laouamen