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Pesticides: Castaner estime que Hulot a "peut-être réagi trop vite"

Christophe Castaner lundi soir sur BFMTV.

Christophe Castaner lundi soir sur BFMTV. - BFMTV

Christophe Castaner, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, était l'invité ce lundi de Ruth Elkrief sur BFMTV. Il est revenu sur le duel qui a opposé ce même jour les ministres Nicolas Hulot et Stéphane Travert au sujet des pesticides appelés néonicotinoïdes.

Ce lundi soir, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a commenté sur notre antenne la controverse qui a agité l'exécutif en début de journée. Quelques heures auparavant, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert et le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot s'étaient opposés sur la question des néonicotinoïdes. Stéphane Travert avait laissé entendre sur BFMTV qu'il faudrait revenir sur l'interdiction, en vigueur depuis un an, de ces pesticides "tueurs d'abeilles". La position de Nicolas Hulot était bien différente: "Pour tout ce qui concerne la santé, ma ligne, elle est très simple. Il ne faut faire aucune concession. On ne reviendra pas sur des acquis", lui avait répondu ce dernier depuis Lyon. Edouard Philippe lui avait ensuite donné raison.

Tout en rappelant la politique préconisée en la matière par le chef du gouvernement, Christophe Castaner a glissé à ce propos: "Nicolas Hulot a réagi très vite, peut-être trop". Il a toutefois admis dans la foulée que Nicolas Hulot avait défendu un principe "qui est le combat de sa vie". 

"Ce n'est pas un couac"

Pour le porte-parole, cette polémique n'est "pas un couac" et a affirmé que "l'incident (n'existait) pas". Pour Christophe Castaner, la question de l'interdiction des néonicotinoïdes est rendue épineuse par l'opposition entre le principe écologique et "un problème juridique évoqué par Stéphane Travert, car nous avons voté une loi qui interdit les néonicotinoïdes en France, mais il y a une difficulté car le texte n’est pas tout à fait conforme à la législation européen". D'après le secrétaire d'Etat, l'interdiction de ce type de pesticides pose aussi "un problème économique" aux agriculteurs. Entérinant cette divergence de vues entre les institutions européennes et la volonté gouvernementale, Christophe Castaner a assuré: "Nous défendrons notre position face à la commission européenne. (...) Les néonicotinoïdes, il faut s’en débarrasser."

Nicolas Hulot sera-t-il toujours conforté par la tête de l'exécutif en cas de débats le concernant au sein du gouvernement? Christophe Castaner ne le croit pas: "Je crois que Nicolas Hulot sait qu’il faut être pragmatique, que sur certains dossiers il faut avancer, prendre en compte les problèmes économiques. D’expérience, je sais qu’il perdra certains arbitrages."

Robin Verner